Sudamerica

Buenos Aires. Part II


La Boca

On nous avait dit que la Boca était l’un des quartiers les plus dangereux de Buenos Aires mais qu’il faut y aller quand même. Règle numéro 1 : ne pas sortir des rues touristiques. On se demandait si on allait les reconnaître mais une fois là-bas, il n’y a pas de doutes : ce sont celles qui sont remplies de restaurants avec des danseurs de tangos, de boutiques de souvenirs et de maisons de toutes les couleurs. A l’origine, la Boca était un quartier pauvre de marins et travailleurs du port, qui se trouve à côté. Comme personne n’avait d’argent pour peindre sa maison, ils récupéraient la peinture restante du port, celle qui avait servi à peindre les bateau. Cette peinture, bleue par exemple, leur permettait de peindre une partie de la maison. La partie suivante serait peinte avec du rouge ou du jaune… en fonction de ce que le port fournirait ! Ces maisons multicolores qui était le fruit de la pauvreté à l’époque sont maintenant la principale attraction du Caminito, la rue principale de la Boca.

L’ambiance, bien que très touristique, est très joyeuse et agréable et on ne ressent pas du tout l’insécurité, malgré les multiples voitures de police qui patrouillent en permanence.

Ensuite, nous sommes allés au marché de San Telmo, un marché d’antiquité. Puis en sortant, nous avons descendu la looooongue rue dans laquelle se tient la feria de San Telmo chaque dimanche. On y vend de tout et j’y ai acheté plein de souvenirs !

L’après-midi, on a continué avec les achats de souvenirs mais cette fois dans les rues commerçantes fréquentées par les Porteños (nom des habitants de Buenos Aires).

Puis le soir, nous avons invité Oscar et Alicia à diner dans un restaurant buffet asado argentin, Siga la vaca. Très bon, on s’est pèté le ventre ! 😉

Dernier jour à Buenos Aires… ou pas

En ce dernier jour, nous avons dû prendre pas mal de temps pour organiser les bagages. On n’échappait pas à la règle du sac à dos 2 fois plus chargé au retour qu’à l’aller !

Notre vol n’étant que le soir après 22h, nous avons fait un dernier tour en ville. Nous nous étions renseigné auprès du personnel de l’hostel pour aller à l’aéroport. Ça paraissait simple : un bus direct depuis la rue d’à côté et qui mettait environ 40 minutes, “comptez une heure en heure de pointe”. Allez, comptons 1h30, on sera tranquille.

C’est donc un peu plus d’1h30 avant l’heure à laquelle nous voulions arriver à l’aéroport que nous quittons l’hostel, sac au dos, pour prendre le bus. Au bout d’une demi heure dans le bus, celui-ci se retrouve coincé dans un embouteillage, au milieu de la ville. On s’aperçoit que c’est parce qu’une rue est bloqué par des containers en feu. On apprend par les passagers que la ville souffre de panne d’électricité depuis plusieurs semaines et que les gens, n’en pouvant plus, sortent râler dans la rue. Un peu stressés, on se rassure quelques minutes après, lorsque le bus arrive à sortir de l’embouteillage et continue sa route tranquillement. Au bout d’un moment, je m’étonne de voir autant de gens monter sans valise car on ne devrait plus être loin de l’aéroport. Francesc, pas à l’aise, me dit d’aller demander au conducteur combien de temps il reste. J’y vais et il me dit “une heure, une heure et demi”. Oups. En voyant mon visage décomposé, Francesc comprend de suite qu’il faut vite sortir du bus et trouver un taxi. Sauf qu’on n’a aucune idée d’où on est !

 Le chauffeur nous dit qu’il nous laissera descendre dès qu’on arrivera dans une grande avenue où on aura une chance de trouver un taxi. 3 minutes après c’est ce qu’il fait et nous trouvons très vite un taxi que nous arrêtons. Nous lui disons, assez stressés, “à l’aéroport s’il vous plait”. Et là, le chauffeur, un homme d’une cinquantaine d’années, nous répond “ce n’est pas possible d’aller à l’aéroport, tout est bloqué” et il redémarre, nous laissant en panique sur le trottoir. A peine le temps de reprendre nos esprits qu’on arrête un second taxi qui nous dit ok pour aller à l’aéroport. On le prévient que le précédent nous a dit que tout était bloqué et qu’on était pressé alors il dit “je m’engage à vous emmener à l’aéroport et que vous ne ratiez pas votre avion”. Les 20 minutes suivantes ont été assez surréalistes : entrée de l’autoroute bloquée à chaque fois qu’on essayait d’y entrer, accélérations terribles dans des quartiers perdus de Buenos Aires, rues en sens interdit, zones industrielles en pleine nuit… Bref, j’ai rongé au moins 3 de mes ongles. Mais il a réussi, notre chauffeur nous a sorti de ce pétrin, un vrai héros. On lui a donné presque tous les dollars qu’il nous restait en guise de pourboire, il n’en revenait pas.

Une vraie aventure ce trajet… tout ça pour rien. Après avoir enregistrer les bagages, passé la douane et attendu 1h30, on nous dit que le vol est retardé au lendemain 16h. Là, c’est le drame. Nous devions arriver le 31 décembre vers 14h à Madrid… finalement nous allons tous passer le réveillon dans l’avion. Pour nous ce n’était pas dramatique, mais certaines personnes étaient vraiment très tristes (familles pas vues depuis des années…).

Les heures suivanteont été plutôt très longues…Queue pour repasser la douane dans l’autre sens, queue pour le comptoir Iberia pour qu’ils nous expliquent ce qu’on va faire, queue pour le bus qui nous ramène au centre de Buenos Aires, dans un hôtel 4 étoiles, queue pour rentrer dans l’hôtel et enfin, attente de 2h à table avant qu’on nous apporte deux petites empanadas vers 4h du matin. Décalqués, nous avons dormi quelques heures jusqu’à un bon petit déjeuner puis rebelotte : bus jusqu’à l’aéroport, queue pour l’enregistrement, queue pour faire la dénonce à Iberia, queue à la douane, etc.

La côté positif de ce genre de situation est qu’on parle plus facilement avec nos voisins et on a rencontré des gens sympas. Nous sommes partis vers 16h et nous avons juste eu droit à une interruption du film pour entendre “Mesdames et Messieurs, juste pour vous dire qu’il est minuit à l’heure espagnole alors bonne année à tous”. Ah, bah bonne année ! On est quand même allé cherché du cava (ouf, c’est du Codorniu !) mais bon, l’ambiance n’était pas vraiment à la fête.

Le 1er janvier 2014, vers 13h, nous sommes arrivés à Barcelone, à temps pour le repas dans la famille de Francesc. La tête encore de l’autre côté de l’Atlantique, fatigués mais heureux, nous allions jour après jour nous réadapter à la vie ici. Ça y est, c’est fini… jusqu’à la prochaine aventure !

Pour voir toutes les photos, cliquez sur Buenos Aires II

Buenos Aires: Part II

Després de gairebé 3 mesos, tornavem a Buenos Aires per passar-hi els dos darrers dies del nostre viatge.

Han estat molts dies, molts autobusus, mil i una activitats i poc temps per descansar i relaxar-nos, així que els dos últims dies ens els vam prendre per fer tot allò que no havíem fet fins llavors: comprar souvenirs i passejar sense rumb fent el turista.

Els primers dies a la capital argentina ja havíem visitat els principals atractius del centre de la ciutat. Pels dos últims dies volíem visitar la Boca, comprar coses al mercat a l’aire lliure de la Feria de San Telmo i conèixer el nou barri de Puerto Madero.

La Boca

Després d’informar-nos a l’hostal de com arribar al barri de La Boca i com evitar els seus perills, vam agafar l’autobús urbà que et deixa a tocar de El Caminito, emblemàtic carrer de La Boca i un dels principals indrets turístics de la ciutat.

Hi vam arribar força aviat i els diferents restaurants que hi ha al llarg del carrer tot just començaven a preparar les taules que, hores més tard, omplirien turistes amb ganes d’asado i de veure espectacles de tango en directe.

Nosaltres vam aprofitar les primeres hores i els pocs turistes que hi havia per fer les fotos de rigor als balcons amb personatges històrics de la història argentina com Maradona, Perón, Evita, Gardel o el Ché i a les parets multicolor dels seus edificis.

Com anècdota, saber que l’orígen de les parets multicolor que avui en dia fan famós el barri, es van crear inicialment amb un objectiu força diferent. La Boca, considerat el barri més antic de la ciutat i on mariners i treballadors rel·lacionats amb el mar s’hi van instal·lar just arribar d’Europa, es va convertir ràpidament amb un dels barris més baixos i pobres de Buenos Aires. Es veu que, com els seus habitants no tenien diners per pintar les cases, utilitzaven els pots de pintura sobrants de pintar els vaixells. Si un dia sobrava vermell, doncs pintaven la porta d’aquest color, si més endavant sobrava blau, doncs torn per la finestra i així, mica en mica, podien pintar tota la casa. Tots els habitants feien el mateix i, com a resultat, avui en dia la majoria de carrers del caminito presenten aquesta multitud de colors a les seves parets que li donen un toc especial i atrauen els turistes. Curiós, eh?

Després del caminito vam anar a visitar La Bombera, santuari de Boca Júniors i estadi de futbol mític a nivell mundial. Està a tocar del caminito però caminant els pocs metres que els separen, ja s’intueix el perque de les advertències que tothom et dona al visitar el barri. Just un parell de carrers fora del caminito, una banda de joves amb pintes poc recomanables, ens va obligar a canviar de ruta per arribar a l’estadi de forma segura. Després de El Bolsón, tota mesura és poca…

Caminant pels carrers ja es comença a veure que el Messi, mica en mica, comença a esdevenir una figura icoònica del país i apareix en estàtues, graffitis i mil un souvenirs. Això si, molt lluny de l’ídol local i semi deu argentí: Maradona.

Després de la boca vam agafar un altre autobús per anar a la Feria de San Telmo, el mercat a l’aire lliure més gran de Buenos Aires i que té lloc els diumenges. És famós per les atigüetats però avui en dia s’hi troba qualsevol tipus d’objecte i a preus realment interessants. No sé quants quilòmetres tenia el carrer on hi havia les paradetes però crec que vam estar passejant mínim 2 hores….llargíssim, vaja.

Després vam decidir anar al hostel a dinar per poder agafar els dòlars que ens quedaven i anar al centre modern de la ciutat a fer compres per la tarda. Apart de ser l’eix comercial de Buenos Aires, hi ha un munt de persones que es dediquen a canviar pesos argentins al preu del mercat negre, cosa que necessitàvem per poder comprar les 4 coses que ens faltaven.

Així doncs, la tarda la vam dedicar a passejar per on van els Porteños a fer compres i a visitar algunes atraccions de la zona, entre elles, la llibreria Ateneo. Considerada una de les 3 millors llibreries del món, està ubicada en un antic teatre d’òpera. És simplement magnífica, tant per l’edifici com per la cura que tenen per presentar els llibres i l’ambient que s’hi respira. Una visita obligada per tot aquell que visiti Buenos Aires.

Per la nit, vam tornar a quedar amb l’Oscar i l’Alicia per visitar Puerto Madero i fer un autèntic asado argentí al Siga la Vaca. Un restaurant buffet lliure amb graellada argentina de tot tipus de carn, aquest cop si, boníssimes. A més a més, un litre de beguda per cap, sigui la que sigui. No està malament, eh?

Amb ells vam passar la última nit a Buenos Aires i la última del nostre viatge o així ho pensàvem llavors…

Últim dia del viatge!!! (Si? segur?)
Ja està. Ja arribat. Tres mesos després de començar l’aventura a Perú, preparàvem la maleta per últim cop. Propera destinació: Barcelona. Snif, Snif…

Amb una mica de nostàlgia però amb moltes ganes d’arribar a casa per passar el cap d’any amb la família, vam anar encabint, com vam poder, totes les coses a les motxilles. Souvenirs, roba nova, algun llibre, menjar…tots els viatges són iguals i sempre acabes tornant amb més pes del que portaves al començar. Nosaltres no érem una excepció i va costar poder-ho posar tot dins les dues motxilles.

Un cop tot preparat, vam dedicar el dia a passejar de nou per la ciutat i per fer algunes compres d’última hora.

Teníem el vol a la nit pel que teníem tot el dia per acabar les coses pendents, actualitzar el bloc, editar les fotos, etc.

Vam preguntar al responsable del hostel quan necessitàvem per anar a l’aeroport Ens vam comentar que havíem d’agafar el bus número 8 i que, anant bé, trigava uns 40 minuts. D’entrada, ens va semblar molt poc, tenint en compte que Buenos AIres és una ciutat gegant i que l’aeroport internacional no es troba al centre precisament.

Nosaltres vam ser conservadors i vam decidir marxar un parell d’hores abans. Més del doble de temps hauria de ser suficient, no?

Ben carregats vam anar fins a la parada del bus. Primer bus número 8 que para, ens diu que no va a l’aeroport. No passa res, tenim temps. Segon bus, tampoc va cap a l’aeroport…què coi passa? Preguntem i ens diuen que no tots hi van, però que en 10 minuts en passa un segur. OK, cap problema.

Arriba el bus, pugem i ens dediquem a mirar per la finestra les últimes coses del nostre viatge. Poc després però, el bus queda atrapat en un embús impressionant. Miro per la finestra però no veig el motiu, poc després però, al girar a un nou carrer ho entenc tot: unes barricades cremen enmig d’un carrer principal i tot el trànsit es desvia per carrers secundaris. Ai, ai, ai… A Buenos Aires, fa 3 setmanes que la meitat dels barris perifèrics estan sense llum i la gent, tipa de veure que no s’arregla res, ha començat a perdre la paciència i a sortir al carrer protestant i intentant causar el màxim de caos possible.

Tot i això, el bus torna a agafar el ritme normal i va creuant la ciutat. Uns 20 minuts després però, noves barricades, embussos i rutes alternatives. Em començo a posar nerviós. Portem 1h al bus i fa pinta que encara no hem sortit del centre. A més a més, el bus es comença a posar per petits carrers, intentant esquivar les barricades i en més d’una ocasió ha de fer marxa enrera. Jo no puc més i li dic a la Maÿlis si li pot preguntar al conductor quan queda per l’aeroport. Segons el que ens han dit, no pot quedar gaire però amb aquest panorama, és millor assegurar-se’n.

La Maÿlis s’aixeca. Veig que parla amb el conductor i poc després es queda com paralitzada. M’espero el pitjor i quan veig la seva cara girant-se lentament cap a mi queda confirmat. Segons el conductor, anant bé, ens queda 1h i mitja de trajecte. Miro el rellotge. El vol surt en menys de 90 minuts…perdem el vol. Nooooo!!!

Li diem al conductor que ens deixi baixar per buscar un taxi. Estem a un barri perdut que no fa massa bona pinta però la única cosa que m’importa ara mateix és trobar un taxi que ens porti a l’aeroport i no perdre el vol.

S’apropa un taxi. El fem parar. “Per favor, ens portar a l’aeroport?” Resposta: “Imposible, todas las rutas al aeropuerto están cortadas. Hoy no se puede llegar allí, olvídense”.

”Clinck, clanck”. El soroll que fan els meus cullons al caure al terra. No m’ho puc creure. Estem perduts en un barri a les afores de Buenos Aires. És negra nit, anem carregats amb totes les motxilles i perdem el vol de retorn a casa. Noooooooo!!!

S’acosta un altre taxi, el fem aturar. Mateixa pregunta, per sort, la resposta és diferent. Ens diu que ens hi porta. Li comento el que m’han dit però el conductor creu que hi podrem arribar. Tant de bo!

Li diem el temps que ens queda. Mira el rellotge, intenta calcular les rutes mentalment. No se’n surt, així que para el cotxe per poder pensar amb més claretat. Fa marxa enrera i pitja l’accelerador a fons. Circulem a tota velocitat, avançant cotxes i creuant els carrers sense pràcticament mirar si venen altres cotxes.

Arribem a l’entrada de l’autopista que porta a l’aeroport: tallada. Merda!!!! Diu que no ens preocupem, que coneix un altre lloc. Repetim el mateix, arribem a una altre entrada. També tallada.

Començo a perdre l’esperança, però com a mínim, veig que ho estem intentant tot. Tercera entrada a l’autopista, també tallada.

El taxista també està perdut. Truca a un company i li pregunta sobre la última alternativa que queda. El company creu que està oberta però tampoc n’està segur. Per arribar-hi però, hem de fer una ruta en contradirecció i passar per uns barris de faveles on, si hem de parar, sortim només amb calçotets. Per sort, arribem a l’accés de l’autopista i està obert. Ueee!!!

Ara només toca accelerar a fons i arribar a l’aeroport. Hi arribem a temps, li deixem una molt bona propina. Ens ha salvat la vida i s’ho mereix tot.

Fem el check-in, arribem a la porta d’embarcament i…el vol té un endarreriment de 10 minuts, bé, poca cosa.

Mitja hora després però, ens diuen que el vol tardarà 1h més en sortir. Esperem i quan pràcticament estem a la mitja nit ens diuen que ens han cancel·lat el vol i que viatgem l’endemà a la tarda. Aaargh!!!! tant córrer per res. Malïda Iberia!

Últim dia a Buenos Aires (ara si)

Iberia ens dona un hotel al centre de la ciutat, tornem a Buenos Aires! Hi arribem cap a les 3 de la matinada i, després de sopar un parell d’empanadillesa les 4 del matí, arnem a dormir. L’endemà ens venen a buscar a les 10h del matí per anar cap a l’aeroport de nou.

Aquest contratemps ens va impedir de passar el cap d’any a casa amb la família i els amics. Enlloc d’això, brindem cava al mateix avió, sense que el personal d’Iberia faci res especial. Si ja era anti aquesta línia àrea, després de tot el que va passar i de la poca sensibilitat que van mostrar amb nosaltres, encara més. Nunca mais Iberia! Hi havia famílies que feia 2 i 3 anys que no veien la gent d’Espanya, gent sola que plorava per que hauria de passar el cap d’any sense ningú… i ells van ser incapaços de dir res per megafonia i/o preparar una mica de cava per la gent i fer les campanades. Marca Espanya, i olé!!

En fi gent, així s’acaba la última entrada del viatge del bloc. Han estat 3 mesos, moltes experiències que hem intentat anar explicant a través d’aquest humil bloc. A tots els que ens heu seguit, moltes gràcies per fer-ho i esperem que les nostres parrafades no us hagin avorrit.

Aquest viatge ha acabat però de ben segur que en vindran més. El món es gran i té masses coses fantàstiques per veure i gent interessant que conèixer per deixar-ho aquí. Ara a descansar una temporada i després, començar a planificar el proper!

Per seguir al dia del que anem fent, ens trobareu http://www.voyagespelmon.com”

Moltes gràcies a tots i a totes!

Per veure totes les fotos de la segona part de Buenos Aires, clickeu a Buenos Aires II

Cascades d’Iguazú: Argentina i… Brasil!!!

A les 11 teníem el vol cap a Puerto Iguazú així que vam aprofitar i ens vam llevar força tard.

Com veureu, els últims dies del viatge ens els vam prendre en més calma que la resta. Després d’estar recorrent kms i kms sense parar, arribar de nou a una gran ciutat ens va fer relaxar-nos una mica. A més a més, passejar-se per la ciutat a més de 40º, fa mandra.

El vol entre Buenos Aires i Puerto Iguazú no dura ni 2h i cap a les 14h ja érem enmig de la selva i en un entorn completament diferent a qualsevol altra part d’Argentina que havíem visitat. Semblava que tornéssim a estar en plena selva boliviana.

Puerto Iguazú, tot i ser una localitat purament turística a la que milers i milers de turistes arriben cada any per visitar les Catarates més famoses del món, manté una certa identitat i no ha caigut en la sobreexplotació turística. És una de les coses que em va sorprendre més al arribar-hi. No hi ha edificis alts, ni mega hotels, la majoria dels carrers són sense asfaltar i es respira un ambient relaxat propi de les ciutats en climes més tropicals: gent amb sandàlies, poca roba, motoristes sense casc, etc.

Tot i tenir tota la tarda per endavant, no érem a temps de visitar les atraccions de la zona: cascades d’Iguazú (des d’Argentina i des de Brasil), Ciudad del Este (Paraguay) o veure la presa hidroelèctrica (també a Paraguay).

Nosaltres vam decidir passar la tarda de relax i, com no teníem res per menjar i els supers estaven tancats, provar sort de nou i menjar una “parrillada argentina”. Vam escollir un lloc poc glamurós però força autèntic, seu d’una penya local argentina aficionada al seu folklore.

Al mirar la carta, nova sorpresa. Els preus estaven super bé, cosa inimaginable a un lloc turístic a casa nostra. És cert que, tant l’hostal com aquest lloc, estaven un pel lluny del centre però, tot i així, ho vaig trobar força estrany.

La graellada no va estar gens malament. Després, a Buenos Aires, descobrírem el veritable sabor de la carn argentina, però en aquell moment, vam estar força contents amb el que vam menjar.

Després de menjar vam passejar-nos una mica per Puerto Iguazú. Com us dic, la localitat és força petita i no hi ha massa coses a fer. Nosaltres vam decidir anar a passejar per la vora del riu fins arribar al punt on es troben els rius Paraná i Iguazú, famós per ser un punt de frontera entre tres països. En concret, Paraguai, Brasil i Argentina. Tot i que cada cop hi van més turistes, no és tant famós com el “Golden Triangle” on es troben Laos, Tailàndia i Birmània.

Després del passeig vam tornar cap al hostel per fer-nos el sopar i dormir. L’endemà visitàvem les cascades d’Iguazú des de la vessant argentina.

Cascades Iguazú des d’Argentina
Després de llevar-nos ben d’hora, be d’hora, ben d’hora vam anar a buscar el bus. Destí: cascades d’Iguazú!. El riu Iguazú fa de frontera entre Argentina i Brasil i les cascades es poden visitar des d’ambdós costats. Nosaltres vam decidir visitar-les en primer lloc, pel costat Argentí.

El trajecte en bus entre Puerto Iguazú i el Parc Nacional on es troben les cascades no dura més de 30 minuts. Allà, una entrada al més pur estil Port Aventura dona la benvinguda als visitants.

La part argentina és molt més gran que la brasilera i permet endinsar-se en la selva i veure la multitud de cascades des de molt aprop. La imatge que la majoria de gent té d’Iguazú és la de la gran cascada, també anomenada “Garganta del Diablo” però la veritat és que tot el parc està ple de cascades igualment espectaculars.

El parc és força gran i fins i tot hi ha un trenet per poder-s’hi desplaçar. Nosaltres vam passar tot el matí fent els 2 circuïts més típics: el superior i l’inferior que permeten veure les cascades des de dalt i des de baix, evident, no? ;). Ambdós circuïts són camins i pasarel·les que, en molts casos, passen per damunt de l’aigua i que permeten acostar-s’hi tant que un acaba mullant-se.

Apart dels dos circuïts i de la garganta del diablo (en parlarem després) vam estar de molta sort i vam poder visitar la Isla de San Martín. Aquesta, es troba just al davant d’una cascada imponent i en la que l’aigua baixa en molta força.

Quan vam entrar al parc estava tancada però quan érem aprop de la zona d’embarcament per anar-hi vam preguntar si es podia visitar i ens van dir que si, que s’havia obert feia 5 minuts i que la tancarien 20 minuts després. Sort de la bona! Prenien moltes precaucions per que el nivell de l’aigua estava pujant força i no volien córrer cap risc. Allà una caiguda a l’aigua resulta mortal i són diversos els turistes que hi han perdut de la vida.

Durant la visita a l’illa de San Martín vam veure les primeres iguanes del dia. N’hi ha per tot arreu i són força grans. A més a més, algunes estavan mudant la pell així que va ser força interessant veure-les de ben aprop i fer-lis fotos. Ara bé, elles només s’acosten en busca de menjar.

Pel parc hi ha bastanta fauna. A part de les iguanes, hi ha ocells de tot tipus i moltíssim “coatíes” que s’acosten (sovint de forma agressiva) als turistes en busca de menjar. També hi ha micos però, malauradament, nosaltres no em van veure cap.

Així doncs, vam dedicar pràcticament tot el dia a visitar les cascades des de la part argentina. Com us deia, hi ha diversos itineraris per poder-les visitar tot caminant per camins i pasarel·les, ara bé, per visitar l’estrella del parc, s’ha d’anar en tren.

El trenet acosta a centenars de turistes que, dia rere dia, s’acosten a “La Garganta del Diablo”, la cascada més gran del parc i també la més espectacular. Unes noves pasarel·les, una forta riuada es va endur les que hi havia fins fa poc, et porten per damunt del riu fins a la mateixa vora de la cascada. Espectacular.

L’aigua cau amb tanta força que forma una mena de núvol amb totes les gotes en suspensió que fa que no es pugui veure la cascada en tota la seva totalitat. Segurament, si l’aigua caigués amb menys força, es podria veure molt millor però clar, també es perdria part de la seva espectacularitat. No ens queixarem.

La visita al parc la vam acabar anant al Centre de Visitants on una interessant exposició presentava tot el parc, la flora i fauna presents, els primers habitants i tota la seva evolució fins al dia d’avui. Tot molt ben muntat i excel·lentment presentat.

Vam acabar la visita a primera hora de la tarda. Com teníem més dies a Puerto Iguazú, vam decidir passar la tarda tranquil·lament i relaxar-nos a la ciutat i deixar la visita de la part brasilera per l’endemà.

Cascades Iguazú des de Brasil
A primera hora del matí agafàvem el bus per anar cap a Brasil i visitar les cascades des de l’altre costat del riu.

Vam decidir anar-hi ben aviat per que havíem de creuar la frontera, i això sempre reque

reix força temps, visitar el parc durant el dia i 

agafar el vol de tornada a Buenos Air

La visita de les cascades des de Brasil és força diferent però igualment espectacular. Enlloc d’anar per camins on pràcticament les pots tocar com a Argentina, des de Brasil les veus de més lluny però amb una visió panoràmica que no s’aconsegueix des del seu país veí. A més a més, se’n veuen moltes més i entens que el parc encara era més gran del que t’havies imaginat.es a la tarda.

L’únic problema és que la gent s’aglomera més. Per anar a la Garganta del Diablo hi ha un únic camí i és el mateix que té parades en punts panoràmics per veure tot el conjunt. Conseqüència? Tots com un ramat d’ovelles una darrera l’altre fins arribar al mirador de la cascada estrella. Beeeeeee!!!

Tot i això, la visita ens va agradar força i vam tornar cap Buenos Aires amb un gran regust de boca. Les cascades d’Iguazú, tot i ser una de les atraccions més visitades de llatinoamèrica i que tenen poc d’aventurer, no poden faltar en cap viatge que es faci per la zona. Són massa espectaculars per passar-les per alt.

Per veure les fotos, clickeu a Iguazú

Iguazu : merveille naturelle du monde

Nous sommes arrivés vers 12h à Puerto Iguazu. Après nous être installés dans notre hostal, nous sommes allés manger une parrillada pas chère du tout juste à côté. L’après-midi, nous nous sommes reposés au frais dans notre chambre qui avait la clim. Puis nous sommes allés jusqu’à l’embouchure des rivières qui délimitent les frontières entre l’Argentine, le Brésil et le Paraguay.

Le lendemain, nous sommes partis tôt pour avoir toute la journée dans le parc d’Iguazu argentin. Le parc est très bien fait et c’est très agréable de s’y balader. Au bout de quelques minutes, commençant par le circuit supérieur, nous avons déjà ébahis par la beauté du site. Tout est végétation type jungle d’où sortent des dizaines de cascades, c’est magnifique. Certaines sont impressionnantes de par leur force… et on n’avait pas encore vu la « Gorge du diable ». Dans ce circuit, la majorité des cascades s’observent d’en haut.

Nous avons enchaîné avec le circuit supérieur qui permet d’aller beaucoup plus près de certaines cascades… et de se rafraîchir avec la brume qui en sort. Nous avons également eu beaucoup de chance car il était annoncé que la traversée à l’île San Martin était fermée mais nous avons réussi à monter dans l’un des quelques bateaux qui y sont allés ! L’île San Martin est au centre du lac qui s’est formé en bas de toutes les cascades. Nous avions peu de temps car le niveau de l’eau était haut donc les bateaux allaient fonctionner durant un petit moment seulement. Nous avons pu aller jusqu’à une cascade pour la voir de très près, la force de l’eau était impressionnante ! Sur le retour vers le bateau, nous avons vu un iguane noire et blanche.

Ensuite, nous nous sommes arrêtés pour manger nos sandwichs (repas habituel du voyage) et un autre iguane est venu tranquillement pour piquer les miettes avec sa langue fourchue. Quelques minutes après, un coati est arrivé pour voir si quelqu’un lui donnait à manger. Pas du tout gêné par la présence des humains, il a fait son chemin tranquillement. Un abruti lui a donné un bout de sandwich alors que c’est interdit car ça les rend agressifs et, selon ce qu’on leur donne, ils peuvent être malades voire mourir. Mais bon, il y a des idiots partout… Nous étions contents d’avoir vu ce coati alors que quelques minutes plus tard, ce sont des dizaines qui étaient à nos pieds, dont plein de bébés. Un premier s’est approché de moi et a sauté sur le sac plastique qui protégeait mon sac en bandoulière de la pluie. Un peu surpris, nous avons fait attention à ne pas trop nous approcher de ces animaux ensuite.

Après le déjeuner, nous avons pris un petit train (toujours au sein du parc) pour aller voir la fameuse « Gorge du diable ». C’est vraiment impressionnant ! Le point de vue se situe en haut de la cascade mais la force de l’eau est telle qu’on est complètement arrosé par la brume qui monte de la cascade.

Le lendemain, nous sommes allés du côté brésilien. Malheureusement, ça tombait un samedi donc on n’était pas tout seul… Après 30 minutes de queue pour acheter le billet puis 20 minutes supplémentaires pour entrer dans le parc, nous avons enfin réussi à monter dans un bus décoré avec des animaux de la jungle. Celui-ci nous a emmené au sentier à emprunter pour voir toutes les cascades.

La perspective qu’on a depuis le côté brésilien est vraiment sympa car on voit les cascades de plus loin donc en mode panoramique. De plus, on découvre des cascades supplémentaires, c’est très joli. Pour couronner le tout, le circuit se termine pratiquement “dans” la Gorge du Diable ! On peut l’observer de vraiment très près et là, on ressort plus que trempé !!

Entre les deux parcs, j’ai vraiment préféré l’argentin car c’est plus varié en paysage, mieux organisé et moins bondé de monde. Par contre, le brésilien est également très impressionnant. Si on a le temps, le mieux est de faire les 2 côtés mais si on doit choisir : l’argentin sans hésiter.

Le soir, nous sommes retournés à Buenos Aires pour nos 2 derniers jours de voyage.

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Buenos Aires I

A la différence du reste du voyage, nous avions réservé par avance un hostel en plein centre de Buenos Aires. Nous sommes donc allés de la gare routière à l’hostel en métro. Là-bas, nous avons été plutôt contents de voir qu’on nous donnait une chambre matrimoniale avec salle de bain privée alors que nous avions réservé une partagée. Par contre, il n’y avait pas de clim et ça, ça allait vraiment être dur. En effet, les températures sont beaucoup trop élevés dans la capitale : jusqu’à 40°C !

Le jour suivant, c’était le 24 décembre. Nous avons commencé par un « free tour » dans le microcentre. Buenos Aires est l’une des ville les plus grandes du monde donc pour la visite, il faut choisir ! La visite guidée partait du beau bâtiment du Congrès et terminait à l’obélisque en passant par la place Mayo, où les mères ayant perdu un enfant pendant la dictature continuent à faire le tour chaque jeudi. Le plus sympa de la visite sont les anecdotes racontées par une vraie « porteña » (habitante de Buenos Aires, nom venant de « port »).

Après la visite et le repas, j’ai appelé ma famille pour Noël puis nous nous sommes préparés pour la fête de Noël à laquelle nous étions invités. Une cousine de la mère Francesc a un parent éloigné, Oscar, qui vit à Buenos Aires et elle nous a proposé de le contacter. Très sympa, il nous a invité pour le 24 au soir.

Dans une banlieue assez chic de la capitale, nous sommes allés chez la fille d’Oscar pour le dîner. Ca se passait dans le jardin, en mode buffet où tout le monde a apporté quelque chose. Et oui, nous étions une quarantaine, rien que ça ! Famille, amis (nous n’étions pas les seuls à ne connaître personne, ouf !), tout le monde nous a accueilli comme si nous faisions partie de la famille. La fête a été vraiment sympa mais nous n’avions pas vraiment l’impression que c’était Noël (pas de décoration, en débardeur dans le jardin à manger des salades de pâtes et des quiches)… jusqu’à ce qu’arrive le Papa Noël sur le toit du porche de la maison et fasse passer tous les cadeaux à minuit pile ! C’était l’euphorie, accompagnée de feux d’artifice de maisons voisines puis de la nôtre. Un autre genre de fête que chez nous, surtout du fait du climat, mais nous avons beaucoup apprécié la soirée.

Oscar nous a proposé de dormir chez lui car personne n’allait au centre de Buenos Aires donc nous ne pouvions pas rentrer.

Le 25, nous sommes allés avec Oscar et sa femme Alicia au Tigre, un delta de 2 rivières et à la végétation faisant penser à la jungle. S’y est aménagé un très joli voisinage et des rives propices à de belles promenades. Le seul problème a été le temps : c’était impossible de rester au soleil tant il faisait chaud et à l’ombre, c’était difficile également. Nous avions garé la voiture à l’ombre mais quand on y est retourné après un repas au restaurant, le termomètre indiquait 40°C !! Du Tigre, nous sommes rentrés en train à Buenos Aires puis en métro à notre hostal où nous nous sommes reposés puis avons préparé les bagages pour Iguazu !

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Buenos Aires: primera part

L’arribada a la capital d’argentina no podia ser més inquietant. No havíem ni baixat de l’autocar i per la finestra veiem 3 adolescents, 2 nois i una noia, fotent puntades de peu a un pobre policia estirat al terra. Mal rotllo.

Una mica cagats, vam recollir les motxilles ràpidament i vam fer via cap al hostal. A diferència de tot el viatge, havíem reservat habitació a un hostel molt cèntric de la capital i era fàcil arribar-hi amb metro.

La primera impressió de Buenos Aires va ser força semblant a la que tinc ara uns dies després. Dona la sensació d’estar a una ciutat que ja ha viscut els seus millors anys. A més a més, tot i que per la configuració de la ciutat i la seva arquitectura un podria pensar que es troba a Europa, observant en detall la gent i els racons de la ciutat, s’endevina que s’està a sudamèrica. Ara bé, per la resta, s’assembla molt a qualsevol ciutat europea, sobretot a Barcelona, de la qual, estic segur que s’ha inspirat com nosaltres ho vam fer de París en el seu moment. Fins i tot els taxis i els semàfors són iguals que a casa!. Si hagués de descriure Buenos Aires en una sol paraula, escolliria nostàlgia.

El primer dia a Buenos Aires va tenir poca història. Veníem rebentats de 17h de viatge en autobús i no teníem gaires ganes de fer res. Vam arribar a l’hostal a les 18:30h i després de parlar amb l’Oscar i començar a saber com ens organitzaríem per passar junts la nit bona, vam anar de pet cap al llit a descansar. Més endavant ja us explicaré qui és l’Oscar.

Ruta pel centre o micro-centre com en diuen aquí
A les 11h teníem un “free walking tour” pel centre de Buenos Aires. Com la ciutat és una super metropoli, aquí, per indicar el centre centre de la ciutat fan servir l’expressió microcentro. En el microcentro es concentren moltes de les grans atraccions de la ciutat com el Congrés, la “Plaza de Mayo“, la Casa Rosada, l’obelisc, etc.

Fins a les 11h vam aprofitar per fer un Skype amb les famílies i per planificar una mica els propers dies.

Un cop al “free walking tour” vam poder visitar els punts d’interès que us he comentat: congrés, plaça del congrés, Plaza de Mayo, casa rosa i obelisc. El més interessant d’aquests tours però, no és tant els punts per on passa com les anècdotes i els consells que et donen els locals sobre la seva ciutat.

El tour va durar unes 3 hores i mitja que es van fer força dures degut a la calor que feia. Si, aquí ja estem en ple estiu i per si això no és poc, hi ha una onada de calor que feia pujar el termòmetre fins als 40 graus. Calor, calor!!!

El primer dia poca cosa vam visitar més. Érem 24 de desembre i gairebé tot estava tancat per festes. Després del tour vam tornar cap al hostel i ens vam arreglar una mica per passar la nit bona amb la família de l’Oscar.

Tot el que pugui explicar per descriure lo bé que ens vam sentir passant la nit bona amb la família de l’Oscar es quedarà curt.

Pels que no ho sapigueu, l’Oscar és un parent molt i molt llunyà de la meva família. El seu avi era germà de l’avi de la filla de la meva tia àvia. Queda clar? No? Com a mínim queda clar que no tenim un parentesc directe, oi? 😉

Jo no havia tingut el gust de conèixe’l però, des del primer minut, ens van fer sentir com a casa. Ells viuen a les afores de Buenos Aires així que vam agafar un tren direcció a El Tigre (ja en parlem més tard del Tigre) i ell ja ens esperava a l’estació de tren.

Al principi vam parlar sobre nosaltres, el viatge, el nostre parentesc i posteriorment ens va explicar amb qui passaríem la nit de nadal.

La situació era força peculiar per que, a part de la família de la seva filla Mercedes, al sopar s’hi reunia molta més altra gent. En total, més de 40 persones. A mi em feia gràcia passar una nit de nadal amb tanta gent i, sobretot, totalment diferent a la nostra. Aquí és estiu i el sopar es fa a l’aire lliure i en un ambient força relaxat. Sembla més una nit de Sant Joan que nadal. Com fa calor, moltes de les coses es fan fora de casa i els nens tiren cuets i petards.

Al principi, teníem una mica de por de ser uns intrusos però ja des del principi aquesta sensació es va esborrar del tot. Tothom ens va acollir de la millor manera possible. Un 10 per ells!

Una cosa que em va agradar molt és que cada any un adult de la família es disfressa de Papa Noël, s’enfila al terrat i va donant els regals a petits i grans. Les cares dels més petits de la família veient arribar el Papa Noël i rebent els regals de la seva pròpia mà, és una experiència que mai oblidaré.

El sopar va ser de l’estil “buffet” on cada ú havia portat coses però un cop acabat, vam estar petant la xerrada fins a les 4h de la matinada. Vam repassar molts temes però la situació Catalunya – Espanya (els hi costa molt d’entendre els anhels d’independència que tenim), la situació econòmica – política de l’Argentina i, com no, el Barça van ser-ne els principals. Jo vaig fer força feina explicant el procés i, tot i que amb certes reserves, crec que ho van entendre bastant.

Després, com era molt tard, ningú anava al centre de Buenos Aires i aquell dia no hi havia taxis, vam acabar passant la nit a casa de l’Oscar i l’Alícia.

El Tigre
Cap a les 10h del matí ens vam llevar. Després de fer un esmorzar tot petant la xerrada amb l’Oscar, ens van proposar anar a visitar la zona del Tigre amb ells.

El Tigre és un delta format pels rius Paraná i Uruguay que posteriorment s’ajunten per formar el Rio de La Plata.

És una zona preciosa, plena de vegetació i canals que formen mil i una illes. A principis de segle va ser una zona de moda i gent rica s’hi va fer construir residències. És per aquest motiu que hi ha mansions i palaus espectaculars per tot arreu. Més endavant, el barri va entrar en decadència i va ser una zona força degradada. Darrerament però, el nou alcalde hi ha invertit molts diners fins convertir-la, un altre cop, en una zona molt agradable i on molts “porteños” van a passar-hi el cap de setmana.

El fet de tenir molts canals ha fet que aficionats als esports nàutics hi hagin posat la seva base per practicar rem, navegació a vela, a motor, motos d’aigua, etc. i tota la zona està plena de pàrquings per barques.

Després de recórrer els carrers en cotxe, vam aparcar i començar a passejar per la vora d’alguns dels seus canals. No massa estona per que feia moltíssima calor i per que ja era l’hora de dinar.

Per dinar vam anar a un restaurant amb l’Oscar i l’Alícia on vam menjar de meravella.

Després poca cosa més, vam agafar el tren cap a Buenos Aires i al hostel vam aprofitar les hores de tarda que encara ens quedaven per escriure bloc i editar les fotos. Les Catarates d’Iguazú ens esperaven l’endemà.

Per veure la resta de fotos, clickeu a Buenos Aires I

Puerto Madryn i Península Valdés (i uns quants passos fronters!)

A les 4:15h del matí ens llevàvem per prepar-nos i agafar el bus cap a Rió Gallegos. Com us deia a l’anterior entrada, sortir d’Ushuaia no és trivial i fer-ho via terrestre cap al nord del país, menys

Si mireu un mapa, veureu que la part argentina de Terra del Foc queda “aïllada” per una part xilena. Això implica que, viatjant des del sud cap al nord s’hagin de passar diverses fronteres. Aquí, a cada frontera s’ha de baixar, fer el control de passaports, fer el control d’aliments, etc. I el tema s’allarga lo seu, així que us ho podeu.

Nosaltres havíem agafat un bus Ushuaia – Río Gallegos i un altre Río Gallegos – Puerto Madryn, la nostra destinació per anar a visitar la Península Valdés, reserva nacional i un dels llocs del planeta amb més diversitat de fauna, tant terrestre com, sobretot, marítima.

En total teníem unes 26h de viatge entre els dos autobusus i els temps d’espera. Com ja hem explicat anteriorment, els trajectes de llarga distància en bus no es fan gaire pesats. Els seients són còmodes, hi ha pelis cada 2×3 i llegint i dormint el temps passa volant. Ara bé, passar 3 cops les fronteres si que es va fer una mica pesat.

Per sort, el trajecte també creua el famós Estret de Magallanes que, apart de ser un pas mític de la navegació, és un lloc excel·lent per veure dofins. Aquest cop vam tenir més sort i en vam veure molts. Primer davant del vaixell, després al costat jugant amb les onades…eren petits i blancs i negres i es veien que s’ho passaven la mar de bé amb nosaltres i sent les estrelles i l’objectiu de desenes de càmeres de fotos.

Finalment, a Río Gallegos hi vam arribar més aviat del previst i vam tenir temps de fer 4 compres per la resta del viatge i pels següents dies a la Península Valdés.

El següent trajecte poca història va tenir. Va ser majoritàriament de nit i l’únic fet destacable va ser que, enlloc de menjar en el propi autobús, vam parar a un restaurant a sopar.

Puerto Madryn

Cap al migdia vam arribar a Puerto Madryn i, després d’aprofitar el WiFi gratuït de l’estació d’autobusos per informarnos de les activitats a realitzar, vam decidir llogar un cotxe.

El vehicle propi és la millor manera de visitar els dos principals atractius de la zona: la Península Valdés i la Punta Tombo.

Quan ja ens disposàvem a tirar cap a Puerto Pirámides i fer nit allà, vam veure que hi havia una activitat força interessant que consistia en fer snorkeling i/o submarinisme amb lleons marins. Vam decidir preguntar a una agència i ens van dir que el millor dia dels 3 següents era l’endemà. Tema de marees i vent així ho recomenaven. Tot i trencar-nos els plans, vam decidir reservar l’activitat.

Així doncs, enlloc de fer nit enmig de la Península Valdés, ho vam fer al mateix Puerto Madryn.

El lloc que vam escollir va ser genial. Un hostal que feia 4 dies que havia obert i que encara tenia coses a mig fer. Els propietaris van ser encantadors i super familiars amb nosaltres. El millor va ser quan els hi pregunto si hi ha WiFi i la noia em respon: “Tu eres informático, no? Me vas a ayudar” i em dona un router wifi per estrenar.

Li acabaven de portar i no tenia ni idea de com instal·lar-lo. Així que em va tocar a mi instal·lar i configurar el WiFi per nosaltres i els propers hostes. Com a bon català i negociant, mig en broma li vaig dir que cap problema, però que volíem un descompte per l’habitació. No hi van posar cap problema i al final tots contents. Nosaltres amb Internet i una habitació més barata i ells amb tot configurat i estalviant-se els calers d’un tècnic informàtic :).

Snorkeling amb lleons marins i Península Valdés

A les 9h del matí ja érem a les oficines de l’agència que ens portaria a nedar entre lleons marins.

Després de provar-nos els neoprens de 7mm (si, aquí l’aigua encara estava força freda) vam pujar a la barca i cap a la reserva!

Nedar entre lleons marins és una de les activitats més noves que es realitzen a la Península Valdés i una de les més ben valorades pels viatges d’arreu. Nosaltres hi anàvem amb moltes expectatives i, tot i que va ser una passada, potser ens esperàvem una mica més.

Els lleons marins són molt juganers i sociables i ràpidament venien amb nosaltres. Gràcies a l’equip d’snorkeling podíem veure’ls nedar sota l’aigua tot i que contínuament treien el cap fent un soroll molt peculiar: Eeeeeeeeeeec!!!!. El so era força greu i fort i vaig estar molta estona pensant que eren joves d’un grup que teníem al costat fent broma. Sonava molt humà fins que, de cop i volta, em giro i a menys de 5m, em trobo el cap d’un lleó marí i em fa: Eeeeeeeeeec!!!! a la cara. Llavors vaig entendre d’on veníen els sons. Em vaig riure tot sol i és que s’ha de viure per entendre-ho.

No m’enrotllo més per que el millor per fer-se la idea de l’experiència es veure les fotos i els vídeos. Ara bé, quan tens un lleó marí mascle (més de 2m) a tocar, tot i que et diguin que no et farà res, fa una mica de respecte…

En total vam estar uns 45m a l’aigua. El govern restringeix l’activitat a aquesta durada per tal de minimitzar l’impacte a la reserva. A nosaltres, se’ns va fer curt però va ser una d’aquestes experiències que mai oblidarem.

Un cop al poble de nou, vam agafar el cotxe i cap a la Península Valdés!

Tota la península és una reserva natural i s’ha de pagar entrada. Pensàvem trobar gent però en tota la ruta (uns 400km) potser ens vam creuar amb 5 cotxes.

Tots els camins són sense asfaltar i hi ha diversos miradors des d’on es poden veure lleons marins, elefants marins, balenes, orques i pingüins. Nosaltres no vam veure ni balenes (ja no era la època) ni orques però vam estar d’allò més contents per que vam veure la resta i molta fauna terrestre.

Conduint, en més d’una ocasió vam haver de parar per deixar passar estruços patagònics, “guanacos”, llebres patagòniques (una mescla entre conill i gos) i molts xais. A més a més, vam veure 4 guineus i infinitat de conills. Una passada!

Punta Tombo: Pingüins, pingüins i més pingüins

L’endemà vam decidir fer els 200km que separen Puerto Madryn de la Punta Tombo per anar a veure la colònia continental més gran del món de pingüins de magallanes.

Si a Xile i a la Península Valdés ens havia agradat veure pingüins, el que vam viure a la Punta Tombo és difícil d’explicar en paraules. Hi havia pingüins per tot arreu. Semblava que sortien de sota les pedres i feien absolutament el que volien. Els pingüins d’allà saben perfectament que són els protagonistes i creuen tranquil·lament es camins per on van els turistes, es paren esperant que els hi facis fotos…en fi, una passada.

Ara bé, n’hi havia tants que en algun moment donava la sensació d’estar enmig d’una pel·lícula mig apocalíptica d’aquestes on una espècie invasora es fa amb el control de la terra. Veure centenars de milers de pingüins drets, parats, sense moure ni un pèl al voltant teu és una sensació que, en certs moments, es feia inquietant.

El que ens va agradar més d’aquesta colònia on habiten més d’un milió de pingüins és que hi havia molts “pichones”, és a dir, petites cries de pingüins de menys d’1 any.

Després de la visita, poca cosa més. Viatge e retorn cap a Puerto Madryn, skype amb la família i fer temps fins a la nit per agafar l’últim bus del viatge. Destí Buenos Aires!

Per veure la resta de fotos, feu click a Península Valdés i Punta Tombo

Puerto Madryn et la péninsule Valdés


D’Ushuaia à Puerto Madryn : 2 frontières à passer

Nous sommes partis vers 5h du matin d’Ushuaia car c’est un long trajet qui nous attendait. Non seulement les kilomètres à parcourir sont nombreux mais les postes frontaliers aussi ! En effet, si vous regardez une carte, vous verrez que la Terre du feu argentine est séparée du reste du pays par une partie du Chili. Pour continuer vers le nord de l’Argentine, il faut donc passer le poste de sortie de l’Argentine puis le contrôle d’entrée au Chili et enfin le dernier poste frontalier qui cumule sortie du Chili et entrée en Argentine (quelle bonne idée de tout mettre au même endroit !)… Et tout ça dans un bus de 50 personnes bien plein, ça prend du temps, beaucoup de temps.

La partie la plus sympa fut la traversée en ferry du fameux détroit de Magellan. On a même pu voir des dauphins noirs et blancs qui sont communément appelés « dauphins pandas ». C’était rigolo.

Au bout d’une quinzaine d’heures, nous sommes arrivés à Rio Gallegos. Il nous restait encore le double à faire pour arriver jusqu’à Puerto Madryn.

Puerto Madryn et la péninsule Valdés

Le lendemain, nous sommes arrivés à Puerto Madryn en début d’après-midi. Première impression : il fait chaud ! Enfin nous commencions à réaliser que nous étions au début de l’été !

Notre idée était de louer une voiture et d’aller à Puerto Piramides pour y dormir et visiter la péninsule Valdés le lendemain matin. Après avoir loué la voiture, nous avons changé les plans car nous avons trouvé une agence qui nous permettait d’aller nager avec des lions de mer… Bien qu’un peu cher, on n’a pas su résister (il paraît qu’on emporte pas son argent dans la tombe…;)). Nous avons donc dormi à Puerto Madryn, oui, avec une voiture louée inutilement…

Le lendemain matin, nous sommes partis en bateau, vêtus de combinaisons de plongée. Après une petite demi-heure de bateau, nous sommes arrivés à Punta Loma où vit une grande colonie de lions de mer. Notre guide nous avait expliqué avant de partir que ce sont les femmelles et les jeunes qui viennent jouer avec les nageurs, pas les mâles qui sont plutôt méfiants et ont pour rôle de protéger leur harem. A l’arrêt du bateau, on était déjà contents de pouvoir observer tous ces lions de mer de si proche ainsi qu’une multitude de cormorans.

Capuche, palmes, masque et tuba en place, on saute dans l’eau gelée. Et c’est parti ! Tous en chaîne, nous nageons sur le dos en faisant de l’écume avec nos palmes puis on s’arrête : quelques lions de mer arrivent près de nous. Ils nous regardent, nagent autour de nous. Grâce au ton peut rester pour les observer sous l’eau, à quelques centimètres de nous. Certains arrivent à les caresser, moi j’ai pas réussi. Les lions de mer font connaissance avec leur bouche donc il faut pas paniquer s’ils mordillent gentillement les palmes ou le bras. Ils sont vraiment mignons. Par contre, les mâles impressionnent ! Ce sont eux qui leur ont donné le nom de « lion » car ils ont une sorte de crinière. Ils sont beaucoup plus gros, un peu plus du double de la femmelle.

C’était vraiment une bonne expérience mais trop rapide malheureusement car comme c’est un site protégé et qu’il y a plusieurs entreprises qui proposent la même excursion, la baignade est limité à 45 minutes. A la fin, je n’avais pas envie de partir bien que j’avais très froid. J’ai mis du temps à me réchauffer malgré le soleil.

uba,
Après cette belle expérience, nous avons sauté dans la voiture direction la péninsule Valdés. Pour y aller, nous avons dévié de la route principale pour passer par le « Doradillo », un ensemble de plages appartenant à une réserve naturelle. En hiver (de juin à septembre), on peut facilement y voir des baleines depuis le littoral. En décembre, elles commencent à partir pour aller dans le Pacifique. Nous n’avons pas eu la chance d’en apercevoir une mais nous nous sommes promis de revenir à une époque où tu te retrouves facilement nez à nez avec une baleine !

Nous avons continué jusqu’à l’entrée au parc national de la péninsule Valdés puis jusqu’à Punta Piramide, en faisant bien attention aux « guanacos », un genre de vicogne du coin. En effet, l’agence de location de voiture nous avait prévenu que si on percutait un guanaco, on devrait payer 8 500 US$… une bonne raison de regarder attentivement !

A Punta Piramide, nous avons tenté le mirador des baleines mais elles sont toutes parties, ou alors celles qui y étaient ne sont pas sorties au moment où on regardait. Ensuite, nous sommes allés au mirador des lions de mer pour en observer quelques uns, dont la majorité se faisait dorer au soleil. On a bien rit car un gros mâle n’arrivait pas à remonter sur la rive !

Ensuite, on a continué notre route pendant un bon moment jusqu’à arriver à un endroit pour observer des élephants de mer. Beaucoup plus grosses ces bêtes-là ! Ils poussaient également des cris totalement différents de ceux des lions de mer. Il paraît qu’ils nagent très très bien mais c’est difficile à croire quand on les voit sur la terre : ils ont dû mal à marcher, ils trébuchent… La marée était basse donc ils étaient protégés des orques qui n’arrivent pas jusqu’au littoral.

Après ça, nous nous sommes arrêtés à un endroit pour voir des pingouins de Magellan. Il y en avait peu mais ils étaient juste à côté de nous et ne bougeaient pas lorsqu’on s’approchait.

Un peu déçue de n’avoir pas vu de baleine, le trajet du retour m’a remonté le moral. On a vu : des lièvres, des maras (sorte de gros lièvre patagonique qui ressemble plus à un chien qu’à un lièvre), des coiques (sorte de petite autruche), des guanacos, des moutons et des renards ! Nous avions l’impression d’être seuls sur la route et nous pouvions nous arrêter tranquillement pour filmer tout ça ! C’était super ! 🙂

Puis retour au même hostal, dîner sur la terrasse de l’hostal (cuisiné par nos soins) et dodo.

Punta tombo : des pingouins à perte de vue

Le lendemain matin, nous sommes repartis avec la voiture pour Punta Tombo, là où se trouve la plus grande colonie de pingouins de Magellan du monde. La route était assez longue mais ça vallait vraiment le coup. Après une petite visite d’un musée bien fait, nous avons commencé à marcher là où sont les pingouins. Au départ, on en voit 2, 3, 4, on aperçoit des bébés dans les trous qui leur servent de nid, on est content. Puis on continue à marcher et ce sont alors des milliers de pinguoins qui sont là, se réchauffant au soleil, la tête vers le ciel. Il y a environ un million de pingouins recensés ici.

Le lieu est plutôt bien organisé : des passerelles de bois délimitent la zone piétonne mais attention, ce sont les pingouins qui ont la priorité ! Cela signifie que si un pinguoin se dirige vers la passerelle, il faut s’arrêter pour le laisser passer avant de continuers son chemin. C’est génial ! Jamais je n’aurais pensé un jour m’arrêter pour laisser passer un pingouin !

Et ils sont si mignons ! Comme je disais, la plupart sont immobiles, prenant le soleil, d’autres marchent tranquillement et d’autres nourissent leur bébé. Nous avons eu de la chance de pouvoir voir beaucoup de bébés car les œufs éclosent entre mi-novembre et mi-décembre.

Après avoir vécu cette super expérience, nous avons un peu regretté d’avoir payé le double pour les pingouins de Punta Arenas, au Chili… Mais ce qui est fait est fait ! 😉

A notre retour à Puerto Madryn, nous avons rendu la voiture, acheté quelques souvenirs pour la famille et nous avons attendu notre bus de nuit pour Buenos Aires.

Pour voir toutes les photos, cliquez sur Península Valdés i Punta Tombo

Tierra del fuego : de Punta Arenas à Ushuaia

Après le trek de Torres del Paine, nous sommes restés deux jours à Puerto Natales pour nous reposer et surtout pour attendre le ferry que nous voulions prendre. Nous en avons profité pour vendre notre petite tente au même prix auquel nous l’avions acheté ! Merci les prix boliviens ! 🙂

De Punta Arenas à Puerto Williams : navigation en Patagonie australe

Deuxième jour de repos, en fin d’après-midi nous prenons à nouveau le bus pour Punta Arenas. Par chance, celui-ci accepte de nous laisser au bord de la route, juste en face du port. Là-bas, nous devions encore attendre 1h30 avant l’heure à laquelle on nous avait dit d’être au port : minuit. Le départ du ferry était prévu pour 1h du matin. Mais on ne trouve rien au port, le terminal est fermé, il y a peu de lumière. Au final, on se fait accueillir par les agents de sécurité de la zone militaire. Il y a des zones militaires de partout au Chili et en Argentine, impressionnant ! Bref, très sympas, ils nous offrent du café et nous laissent attendre notre bateau au chaud.

Vers 1h, on voit un bateau arriver. On se dirige vers l’embarcadère mais on nous dit que ce n’est pas notre bateau, qu’il arrive. En effet, quelques minutes après, un autre ferry arrive. Les passagers descendent, les voitures et camions également. On nous fait attendre une bonne vingtaine de minutes sous la pluie et dans un froid glacial puis on nous fait monter. Nous sommes 9 passagers uniquement : 2 Allemandes, un Espagnol, une Chilienne et ses deux enfants et le conducteur du camion transportant du gaz, au milieu du ferry.

Nous payons nos tickets pour le « semi-lit » mais, comme nous sommes si peu, on nous laisse aller dans la partie « lit ». Il n’y a pas de cabine mais juste un espace avec des sièges type bus qui se couchent complètement, comme un lit. L’étage en dessous, il y a des tables pour les repas. 4 toilettes et 4 douches et voilà, le reste du bateau étant occupé par les camions.

Bien que plus cher et plus long, nous avons choisi le ferry au lieu du bus pour profiter du paysage et innover un peu dans nos transports. Au niveau confort, il n’y pas photo : nous sommes super bien dans ce bateau !

Vers 2h et quelques, le bateau n’avait pas encore démarré mais on décide de dormir quand même car nous ne voulions pas trop dormir de jour, pour profiter du paysage.

J’ai super bien dormi et le petit déjeuner a été servi juste au réveil. Tout le sur de la Patagonie chilienne est composé d’une multitude de petites îles peu espacées, ce qui fait que la mer est plutôt calme. Juste à un moment, où nous étions à mer ouverte, ça a agité un peu trop mais c’est vite passé.

On s’est bien occupé pendant le trajet et on est souvent sorti admirer le paysage car il ne faisait pas si froid. Le paysage changeait régulièrement : parfois des îles de type granite, parfois avec des montagnes enneigées… Nous avons passé du temps à chercher des baleines mais en vain… il faut savoir regarder là où il faut au moment où il faut ! Par contre, nous avons eu la chance de voir des dauphins ! Noirs et blancs, ils ont nagé à côté du bateau alors qu’on était à l’intérieur. Lorsqu’on est sorti, ils avaient disparus. Mais nous avons vu un lion de mer surfer sur les vagues créées par le ferry ! 🙂

La journée sur le bateau est vraiment passée vite ! Ecriture du blog, repas, jeux sur le téléphone, lecture, sieste et balades sur le pont… La deuxième nuit est vite arrivée… et vite passée également. Francesc m’a réveillé super tôt sous prétexte qu’on allait arriver car on venait de passer devant Ushuaia. En général, le Chili se trouve à l’Est de l’Argentine… mais ce que peu de gens savent, c’est qu’il se trouve également au Sud. A la pointe du continent, une petite partie du Chili passe sous l’Argentine. Ushuaia, communément appelée la ville la plus australe du monde, n’est pas vraiment la plus au sud : il y a Puerto Williams ! Ces deux villes sont séparées par le canal de Beagle et Puerto Williams se trouve sur une île alors qu’Ushuaia est sur le continent. Pour la défense de la ville argentine, Puerto Williams n’est pas vraiment une ville mais plutôt un village qui entoure une importante base militaire. Le village appartient à la commune du cap Horn, encore plus au sud !

La navigation sur le canal de Beagle était magnifique : l’eau était si paisible qu’on avait l’impression d’être sur un lac. Les montagnes soupoudrées de neige avaient une réflexion parfaite dans l’eau. On arrivait sans avoir vraiment envie de débarquer…

Vers 7h du matin, nous sommes arrivés à Puerto Williams.

Puerto Williams : la ville la plus au sud du monde

Accompagnés de l’homme des Canaries, nous avons passé la matinée à chercher un moyen de traverser le canal de Beagle jusqu’à Ushuaia. C’est pas si facile, bien que la côte argentine paraisse si proche ! La fille de l’office de tourisme a même ironisé « à Puerto Williams on arrive facilement mais c’est impossible d’en repartir ! ». C’était une Estonienne qui était venue en vacances… et ça faisait un an qu’elle était là ! Finalement, le seul moyen de traverser est un bus + bateau à 115$. Le trajet à Puerto Williams nous aura coûté cher !

Après avoir acheté nos tickets pour traverser le lendemain, nous nous sommes installés dans le meilleur hostel du voyage : El Padrino. Il est tenu par Cecilia, une femme avenante et souriante qui s’est donnée pour mission d’être la maman de tous ses hôtes, donc être au Padrino, c’est un peu comme être chez soi. Grâce à sa bonne humeur et son bagoue, tout le monde se parle et se sent bien.

L’après-midi, Francesc est parti avec une fille de Singapore qui rit tout le temps pour aller voir une montagne proche de la ville. Moi, j’ai décidé de me limiter au musée de la ville : un magnifique musée moderne gratuit présentant la vie des Yaganes, les indigènes présents avant la colonisation. Le musée est aussi l’un des seuls endroits de la ville à offrir internet, et ce gratuitement.

Les Yaganes étaient vraiment un peuple particulier. Proches des Incas physiquement, ils vivaient à moitié nus et faisaient du feu partout et tout le temps pour se réchauffer, même dans leurs canoés ! C’est pour cela que la pointe sud de la Patagonie s’appelle la Terre du Feu, car les premiers explorateurs ont été surpris de voir du feu partout. Ce peuple vivait de la chasse et de la pêche. Les femmes allaient pêcher des crustacés en marchant dans l’eau et, pour ne pas mourir de froid, elles s’enduisaient le corps de graisse de phoque. Ils avaient également de nombreuses légendes rigolottes. Dans les premières descriptions écrites retrouvées, il y en avait une de Darwin qui n’en a dit que des horreurs, expliquant que ce n’était pas vraiment des humains mais plutôt des bêtes sauvages. Forcément, les missionnaires se sont emparés de ces pauvres bêtes, les ont vêtus et leur ont donné une autre nourriture… et ils sont vite morts. Il reste environ une quarantaine de descendants yagans mais beaucoup sont mélangés à la population chilienne.

Le soir, nous sommes restés au Padrino et nous avons bien fait : l’ambiance était au top ! J’ai beaucoup discuté avec la fille de Singapore et un Québecois. Il y a également deux garçons militaires qui sont venus se joindre à la fête : l’un est dentiste et l’autre marin. Le second ne faisait que nous parler de ses voyages car il a pu faire le tour du monde grâce à l’armée. Ils étaient également bien sympathiques. Ils nous ont expliqué qu’il y a quelques années, le Chili et l’Argentine ont failli démarrer une guerre dans le canal Beagle à cause de 3 îles dont chaque pays réclame la propriété. Apparemment, c’est le Pape qui aurait stoppé les bateaux qui étaient déjà sortis de chaque côté ! On a passé une excellente soirée et, rien que pour El Padrino, on ne regrette pas notre choix de passer par Puerto Williams !

Ushuaia : un autre genre de bout du monde

Le lendemain matin, nous avons traversé le canal Beagle avec une petite dizaine de personnes. Le paysage était vraiment joli : plein de montagnes légèrement enneigées. Le cadre qui entoure Ushuaia est vraiment magnifique. Par contre, Ushuaia est une grande ville, très, très touristique qui ne donne pas vraiment l’impression d’être au bout du monde, comme Puerto Williams.

Je ne vais pas pouvoir m’étendre beaucoup plus sur Ushuaia car le jour de notre arrivée, nous avons pris rendez-vous avec le couple de Catalans pour déjeuner… et nous sommes sortis du restaurant à 22h !! Quand je disais que nos discussions sont interminables ! Et le lendemain, nous partions à l’aube pour le nord (et oui, il nous reste peu de jours, nous devons faire vite !).

Pour voir toutes les photos, cliquez surFerry Puerto Williams et Puerto Williams

Ruta en ferry de Punta Arenas a Puerto Williams i pas cap a Ushuaia!

Aquesta entrada “resumeix” diversos dies que hem passat per la Terra del foc. Començant per Xile i tornant a passar a Argentina.

Però primer, una mica de cultura. Sabeu per què és diu Terra del foc? No? Doncs avui aprendreu una nova cosa. Resulta que la població indígena d’aquesta zona, els Yaganes, utilitzaven molt poca roba. Bàsicament anaven amb un “taparabus” fet de pell. Per protegir-se del fred, es cobrien el cos d’oli i grassa de balenes, dofins i lleons marins i encenien focs a tot arreu. El foc era un element indispensable per la seva subsistència i a tot arreu on anaven (eren nòmades) hi portaven un foc. Fins i tot en feien a les canoes quan anaven a pescar.

Els primers exploradors que van arribar a aquesta zona no paraven de veure focs per tot arreu: a les canoes enmig del mar, als boscos, a les platges, etc. I d’aquí el nom de “Terra de foc”.

Bé, comencem el relat. Després del trekking de Torres del Paine volíem anar cap a Ushuaia. En la planificació del viatge havíem vist un parell d’alternatives: anar-hi en un vaixell des de Punta Arenas o en bus des de Puerto Natales. Gairebé havíem descartat la primera pel seu alt preu però vam decidir trucar per saber el preu exacte.

11:45h, truquem. Ens diuen que val gairebé la meitat del que pensàvem però que surt en 2 dies. Umm…ens ho hem de pensar. Li pregunto fins quan el podem reservar: les 12:00h. Vaja…no hi ha temps per pensar…som-hi!!!

Com no podíem comprar-lo, la noia ens va dir que ens presentéssim a les 12 de la nit al port de Punta Arenas i que paguéssim al mateix vaixell. El barco sortia a la 1 del matí i ella ja els avisaria.

Així doncs, teníem gairebé dos dies per fer el “vago” per Puerto Natales. Ben mirat, després de 4 dies caminant no estava tant malament. Vam decidir relaxar-nos, aprofitar per rentar roba i escriure el bloc que el teníem oblidat. A més a més, vam decidir vendre la tenda i les dos “colxonetes” que havíem comprat a La Paz. Després de visitar algunes botigues on llogaven equip d’acampada i que pensàvem que hi podrien estar interessats, vam trobar un lloc que ens la va comprar a un preu molt bo. Al final, després d’haver-la utilitzat per més d’un mes, la vam vendre per més calers del que l’havíem comprat. Negoci rodó, tan per nosaltres com la botiga ja que va comprar una tenda pràcticament nova a un bon preu. És el que té comprar bon equip a Bolívia, on tot valia la meitat de preu que aquí ;). Això, més seriosament, podria ser un negoci…no massa legal, però negoci al cap i a la fi ;).

A les 19h de l’endemà agafàvem un bus cap a Punta Arenas (novament!). Ja al bus li vam comentar al conductor si ens podia deixar directament al port i evitar haver-hi d’anar a plena nit. No hi va posar cap inconvenient i cap a les 22:30h ja érem allí.

Carregats com burros vam anar cap a la oficina per fer temps fins que el vaixell sortís. Mentre caminàvem ens sorprenia una mica veure la tranquilitat que es respirava. Allà no hi havia ningú: zero cotxes, zero vianants, tot tancat…Al arribar a la oficina…tancada!. Umm…què està passant aquí??? :).

Vam anar a preguntar a uns vigilants d’un edifici de l’armada xilena que hi havia per allà (el port és principalment militar) i ens va dir que no sabien res del vaixell, que només sortia un cop per setmana i mai els dimecres. Ai, ai, ai…Ara bé, després de mirar-ho a Internet va veure que si que n’hi havia un. Tot sorprès, es veu que era bastant inusual, ens va dir que podíem esperar allà mateix. Un parell de sofàs, endoll per connectar el portàtil i ens inviten a cafè. Perfecte.

A les 00:45h va començar a haver-hi moviment. Vam anar cap allà i un vaixell s’acostava. Esperançats preguntem: “és el vaixell que va Puerto Williams?”. Resposta: no. Ai, ai, ai…. Tot i això, 20 minuts després va aparèixer el nostre “vaixell”. Finalment era un ferry més de càrrega del que esperàvem però un cop a dins, bastant bé.

Vam comprar el ticket amb butaca semi-llit. Per endavant teníem 33h de navegació passant per estrets entre fiords, glaceres que donen al mar, innumerables illes i carenes muntanyoses com la Serralada Darwin.

Puerto Williams, el nostre destí, és una petita localitat molt jove que va néixer com un assentament militar. Des de la “qüasi-guerra” entre Argentina i Xile del 1978, hi ha presència militar permanentment i, mica en mica, la població civil ha anat creixent.

Al ferry, en total, érem 9 passatgers, 5 dels quals turistes. La resta, conductors de camions que portaven gas a Puerto Williams i altres locals d’allà. Veient el panorama, el responsable de bord ens va deixar ocupar la sala de butaques llit. Perfecte!

El transport és senzill i els àpats que donen també, però per nosaltres va estar la mar de bé despreocupar-nos de sangus i esmorzars durant 2 dies.

Nosaltres volíem fer el trajecte en vaixell per gaudir dels paisatges i veure si podíem veure balenes, dofins i altres animals marins.

Finalment, al cap de 30h de navegació vam veure: dofins (només 3), lleons marins fent surf amb les onades que feia el vaixell i diversos ocells. Ni rastre de balenes. Ohhh….

En quan a paisatge, va ser força espectacular. En la majoria de trams veiem costa als dos costats i és que el vaixell s’obre pas per autèntics estrets enmig del mar. Només en un petit tram es navega a mar obert i la veritat és que es nota bastant el canvi per que el vaixell comença a moure’s més…

Com us dic, els paisatges van ser molt espectaculars però ens vam perdre les glaceres caient al mar que hi ha ja un cop dins el Canal de Beagle. Ohhh…Hi vam passar en plena nit i clar, ni que ens haguéssim llevat hauríem vist res. Apart d’això, el viatge va ser fantàstic i és 100% recomanable a l’alternativa en autobús.

Puerto Williams, l’autèntica fi del món

Un cop a Puerto Williams, municipalitat del famossíssim “Cabo de Hornos”, tothom ens mirava amb cara de sorpresa. La gent ens preguntava d’on i com havíem arribat. Allà, com a Punta Arenas, ningú sabia que el ferry portava passatgers. Després vam aprendre que el vaixell teòricament no hauria d’haver portat turistes ja que transportava dos camions plens de gas i gasolina…:D

A diferència d’Ushuaia, Puerto Williams si que és el “cul del món”. És una localitat minúscula i que sembla perduda en el temps. Normal si es té en compte que és el municipi més al sud de la terra i el més proper a l’altàrtica. Des de Puerto Williams hi ha menys de 1.000km i hi ha serveis en velers per anar-hi, això si, a partir de 7.500 dòlars per 6 dies. Un luxe fora de l’abast del nostre pressupost de “motxillerus” 😉

Com us deia, a Puerto Williams es respira un ambient d’aquests que hi ha únicament a les poblacions que estan aïllades de la resta del món. Les cases semblaven velles tot i no tenir gaires anys, la gent et mira sorpresa de veure’t i tota la seva població és com una gran família.

El primer que vam fer va ser preguntar com anar a Ushuaia. L’estret que les separa, el Canal de Beagle, no té ni 3km d’ample i pensàvem que seria relativament fàcil creuar-lo. Greu error. La resposta que vam obtenir va ser: “A Puerto Williams es un sitio dónde se llega pero no se puede salir”. Considerant que qui ens ho deia era una noia polaca que portava “atrapada” allí 1 any va fer una mica de mal “yuyu”.

Nosaltres sabíem de l’existència d’un servei més o menys oficial que portava gent però també sabíem que era molt car. Ara bé, ens havien comentat que hi havia pescadors i propietaris de velers que et creuaven per pocs calers o fins i tot gratuïtament i per aquest motiu vam anar cap al club marítim a provar sort. Allà, res. Ens van dir que cap tenia previst sortir en els propers dies, com a molt aviat, en 5 dies, però no era segur.

Com que el servei oficial no creuava aquell dia, vam decidir reservar per l’endemà.

El que al principi semblava una pèrdua de temps va resultar en una de les millors experiències del viatge. A l’hostal on vam anar, El Padrino, ens hi vam trobar realment com a casa. Tant la Cecília (una dona fantàstica i increïble que transmetia energia i positivisme a tothom) com els altres hostes de l’hostal van resultar una gent fantàstica i amb les que vam passar una tarda i una nit petant la xerrada i intercanviant experiències.

Abans però, un cop dinat, jo vaig aprofitar que la Sarah, una noia de Singapur que reia cada 45 segons, anava a pujar un petit turó proper per anar amb ella. Al turó no hi vam arribar per que ens vam perdre 4 o 5 vegades però la ruta va estar força bé i, fins i tot, vam anar a petar en antics camps d’entrenament militar de l’exèrcit xilè. Tota una experiència!.

Com us deia, el sopar i les copes de després van estar molt bé i mica en mica s’hi va anar afegint gent de fora del hostel, entre ells, un parell de “marines” xilens que ens van posar les dents llargues al explicar-nos tots els països pels quals havien anat. I això que no tenien ni 26 anys…

Cap a Usuhuaia!
A les 9h del matí fèiem els tràmits rutinaris a la duana xilena per tal de poder sortir del país legalment. Una hora de furgoneta i 45 minuts de navegació en barca després ja érem a Ushuaia.

Ushuaia em va sorprendre, principalment, per dos motius. Un de bo i un de dolent. El bo, la seva ubicació. Impressionant. A la vora del Canal de Beagle i rodejada de muntanyes nevades (havia nevat feia 2 dies) gaudeix d’una de les ubicacions més increïbles que hi ha. La dolenta, no té cap aire a fi del món. És gran, plena de turistes, hotels, restaurants…un no respira que s’estigui a una latitud tant austral i perd la gràcia que aquest fet comporta. Crec que ha sobreexplotat el fet d’anomenar-se “ciudad más austral del mundo” i que, apart de ser mentida, ha fet que creixés més del compte. Innumerables turistes venen aquí únicament per dir que hi han estat, fer una creu al seu roadmap i continuar cap al següent “checkpoint”.

Dit això, l’entorn d’Ushuaia és fantàstic. Pels amants de la muntanya és un lloc perfecte i està ple d’activitats a realitzar. Principalment, pel parc nacional que hi ha al seu costat. El canal Beagle és un altre dels seus atractius ja que és fàcil veure-hi vida marina. Finalment, Ushuaia també s’ha convertit com el port de sortida dels, cada cop més, freqüents vaixell que van a l’Antàrtica.

A Ushuaia poca cosa hi vam fer. Un cop ubicats a un alberg força econòmic, vam quedar amb el Jordi i l’Esther. Ells hi portaven prop de 4 dies i encara s’hi quedaven dos més. Nosaltres, en canvi, marxàvem l’endemà i pels pèls!. Ushuaia, com rep tants visitants, és un lloc del qual costa sortir. Hi ha un parell de companyies d’autobusos que sempre van plenes i un aeroport amb vols que, o tens el bitllet des de fa temps, o t’eixuguen la cartera.

Com veníem escarmentats de Puerto Williams, el primer que vam fer va ser mirar quan podíem marxar. En principi volíem estar-hi un parell de dies però després de comprovar que no hi havia places en autobusos ni pel dia que volíem ni pels 3 següents, vam decidir marxar l’endemà a primera hora. Per sort, quedaven 4 places. Buff! Menys mal per que si no ens hi hauríem quedat fins al 22-23 i amb seriosos problemes per arribar a Buenos Aires el 24.

Amb els catalans vam anar a dinar a un lloc d’especialitats argentines. Hi vam entrar a les 15h i no en vam sortir fins a les 22h. Entre el dinar, unes birretes tot fent petar a xerrada sobre el viatge, la situació Catalunya – Espanya, les feines, etc. el temps ens va volar. I vam parar per que vam mirar la hora per que ni ens havíem adonat que era tant tard i és que el fet que fos de dia a les 22h tampoc ajudava. Ens vam acomiadar d’ells quedant per veure’ns de nou a casa nostra. Ens deuen unes classes professionals d’ski carving tot i que no crec que em converteixin a palilleru de nou ;).

Així doncs, d’Ushuaia no puc explicar gaire cosa més. Això si, he passat la nit més curta de la meva vida i una de les més curtes que es poden viure. Es va fer fosc passades les 23h i a les 4h del matí ja sortia el sol.

Per veure la resta de fotos (no en trobo moltes del ferry :S) feu click a Ferry Puerto Williams i Puerto Williams

Torres del Paine: trekking W


Dia I: Les Torres
Fer un trekking per les “Torres del Paine” era una de les altres grans coses que teníem marcades quan vam planificar el viatge.

És el parc nacional més visitat de tot sudamèrica i, cada any, rep uns 200.000 visitants entre turistes i excursionistes. Les Torres són l’element més conegut de tot el massís però tot el parc està ple de coses interessants: llacs, glaceres, boscos, torres de granit, etc.

A les 7:30h agafàvem el bus cap al parc nacional. Per que us feu a la idea de la quantitat de gent que hi va cada dia, a la mateixa hora sortíem 3 autobusos plens. Més tard, a les 16:30h hi ha un altre torn, així que en total, cada dia 6 autobusos.

El trajecte entre Puerto Natales i el parc nacional dura poc més d’1,5h i només arribar per la Laguna Amarga, un ja es meravella amb la visió de les Torres.

Un cop a l’entrada: registrar-se, pagar l’entrada del parc, veure un documental sobre les normes i a començar a caminar! Si a Xile el tema dels parcs ja estava molt ben muntat i controlat, aquí ja és l’extrem. Tenen un control total del que fa la gent i a cada càmping / refugi on dorms, t’has de registrar. Una cosa molt bona del parc són els seus càmpings. Excepte dos de pagament, els altres són gratuïts i tenen serveis bàsics: WC, zona coberta del vent per cuinar i zona d’acampada lliure. A més a més, s’ubiquen enmig de boscos, cosa que s’agraeix per que aquí hi ha un dels vents més forts de tota la Patagònia.

Nosaltres finalment vam decidir fer el trekking W d’est a oest. Aquí hi ha múltiples opcions alhora de fer excursions però les 2 més populars són el circuït O (dona tota la volta al massís) i el trekking W. El nom de W ve de la forma del camí que es segueix. El camí voreja el llac principal del parc i després s’endinsa en 3 valls que conformen els pals de la W: el vall que finalitza amb les Torres, el “Valle Francés” i la vall de la glacera Grey.

El primer tram fins al campament xilè va ser una mica dur, sobretot al principi. El camí pujava constantment i feia força calor i vent. La motxilla pesava tones i, per dins, al cap de 1,5h de caminar, pensava que no podria aguantar tots els 4 dies. Vam parar i em vaig distribuir millor la càrrega dins la motxilla. Entre això i acabar-la d’ajustar bé la cosa va canviar i semblava que pesés la meitat. Menys mal!

La pujada per la primera vall va seguint el riu tota l’estona i el camí no presenta cap dificultat. Tot està molt ben marcat i és impossible perdre’s degut a les excel·lents senyalitzacions i a la quantitat de gent que hi circula.

Just abans d’arribar al Campament Xilè hi ha un flanqueig per una tartera on, degut al fort vent que hi havia, s’havia d’anar una mica en compte. Per sort, el vent bufava cap a la muntanya i en cas de caure, no ho faríem vessant avall.

El vent és un dels elements més “perillosos” d’aquesta zona. A la Patagònia són molt freqüents les ratxes de vent fort. Superar els 100km/h no és res de l’altre món. Per sort, les previsions pels dies en que hi érem nosaltres eren de poc més de 90km/h.

Passat el campament, vam decidir parar per dinar. Mentre gaudíem dels nostres excel·lents sangus vam escoltar que ens cridaven. Ens girem i…els catalans!

Com havíem pronosticat, ens vam acabar trobant. Això si, enlloc de fer-ho a la meitat de la nostra ruta ho vam fer el primer dia. Bàsicament per que nosaltres havíem començat dos dies més tard del previst. Per ells era el penúltim dia per que estaven fent el circuït en O en sentit invers al nostre. Vam parlar una estoneta i vam quedar per més tard al campament “Las Torres”.

El tram que ens quedava fins allà, tot i ser pujada, era força suau. A més a més, creuava boscos preciosos que feien més agradable la passejada.

A primera hora de la tarda ja érem allà. Vam plantar la nostra Doite, ens vam desfer de les motxilles i vam continuar cap al llac que es troba just als peus de “Las Torres del Paine”.

En teoria eren 45minuts però nosaltres vam trigar un pèl més. El camí tenia força més pendent que l’anterior però el que ens va fer alentir una mica va ser el vent. A la part de dalt bufava amb molta força i caminant entre pedra i pedra s’havia d’anar lent per evitar caigudes fatals.

Un cop a dalt, espectacular. Les vistes de les Torres són senzillament genials i és fàcil quedar-se estona mirant-les sense fer res més. Són parets immenses que cauen més de 1.000m totalment en verticals. Contemplar-les però no era del tot idíl·lic per que amb el vent que bufava era difícil mantenir-se dret. Una de les coses més xul·les, veure els núvols passar contínuament a tota velocitat per damunt les torres. Una bona mostra de la velocitat del vent.

Després de fer força fotos i quedar-nos pràcticament sols, vam enfilar el camí de retorn.

Un cop al campament ens vam fer uns noodles ben calentons per recuperar les forces i treure’ns el vent de sobre.

Allà ens vam tornar a trobar amb el Jordi i l’Esther amb qui vam parlar una estona i ens van comentar que pujarien a les torres l’endemà a primera hora del matí per veure la sortida del sol. Els hi havien comentat que era del millors espectacles per veure al parc. Tant bé ens ho van vendre que jo vaig decidir tornar-hi un altre cop. La Maÿlis no. Encara no és tant friki de la muntanya com jo i haver-se de llevar a les 4:15h del matí per tornar a fer una cosa que ja havia fet va ser massa per ella.

El primer dia a Torres del Paine poc més va tenir, a dormir aviat que l’endemà m’havia de llevar ben d’hora.

 

Dia II: De les Torres al “Campamento Italiano”

A les 4:15h del matí va sonar el despertador. Em pensava que em faria bastanta mandra llevar-me però pujar de nit amb la frontal tot sol em feia força gràcia. Així que em vaig canviar ràpidament i després de menjar 4 guarrades energètiques vaig començar a caminar cap amunt.

A les 4:30h sortia del campament i a les 5:00h ja era a dalt. Vaig pujar a bon ritme intentant atrapar els catalans. Ells m’havien comentat que s’hi havia d’anar molt aviat per no perdre’s el millor i jo pensava que anava tard.

Un cop a dalt però, érem 4 gats. Això em va permetre trobar un bon lloc damunt d’una gran pedra des d’on poder veure com el sol il·luminava mica en mica les torres.

Al cap d’una estona vam arribar ells i tots tres vam estar petant la xerrada mentre esperàvem que el sol sortís. Al principi no feia ni una mica de vent però poc a poc va començar a bufar. Ho va fer en el pitjor moment per que, quan les torres començaven a quedar il·luminades, un núvol va tapar el sol i es va acabar l’espectacle. Tot i això, vam estar la mar de bé allà veient les increïbles vistes i petant la xerrada.

Cap a dos quarts de vuit vam arribar a la zona d’acampada just quan la Maÿlis es llevava. Sincronització perfecte.

Vam esmorzar tranquil·lament mentre vèiem marxar la majoria de la gent. Preferíem començar una mica més tard i evitar tota la gentada pel camí. Total, teníem uns 20km de camí de desnivell majoritàriament favorable i tot un dia per endavant.

Un cop esmorzats i havent recollit la tenda vam començar la ruta del segon dia. L’objectiu era arribar al Campament Italià, just a la base del “Valle del Francés”.

Al principi el camí era el mateix que el del dia anterior però, un cop passat el campament xilè, vam agafar un trencall a mà dreta que anava baixant en diagonal.

Les vistes del segon dia no són les més millors de la ruta tot i que aquí tot és espectacular. Al principi anàvem veient el llac Nordensjolk i, després de creuar un bosc arrasat pel foc ara fa uns anys, van aparèixer “Los Cuernos”. “Los Cuernos” són una part del massís que, tot i no ser tant famosos com les torres, són igual o més imponents. Enlloc de caure verticalment des de dalt, tenen com dos nivells degut a que el material rocós de la part superior i la inferior no són iguals i l’erosió hi ha tingut una incidència diferent.

Com us comentava, vam creuar un bosc força gran totalment cremat i que tot just ara començava a recuperar-se. Aquí són molt estrictes amb el tema del foc i, per exemple, en les zones d’acampada només es pot utilitzar el fogonet en les zones habilitades. Pot semblar excessiu però em un parc on tot és bosc i el vent bufa a més de 100km/h habitualment, qualsevol mesura és poca.

Continuem amb la caminada. El trajecte era força suau i durant el camí vam haver de creuar diversos ponts penjats per creuar els innumerables rius que porten l’aigua de les glaceres fins al llac.

Un cop passat el campament “Los Cuernos” ens vam trobar amb la noia francesa que viatjava sola. Ella havia començat en sentit invers i ja havia fet l’excursió del “Valle Francés”. Després de parlar-nos meravelles de tot el que havia vist ens vam acomiadar. Aquest cop, definitivament.

El tram entre els dos campaments se’ns va fer un pèl pesat. Pensàvem que quedava molt poc però finalment va ser una mica més llarg del previst. A més a més, va començar a ploure una mica i semblava que “El Italiano” no apareixia mai.

Per sort, rere un revolt del camí vam veure les primeres tendes. Eren prop de les 6 de la tarda i, tot i que ens ho havíem pres amb molta calma, parant a descansar i a gaudint de les vistes al llarg del camí, teníem ganes de sopar i descansar.

Dia III: El “Valle Francés”

Com és costum nostre no ens vam llevar massa aviat.

El primer que vaig fer va ser anar a buscar aigua al riu per escalfar-la i preparar el cafè i… quin fred!!!. Crec que és l’aigua més freda que he tocat mai. Per omplir l’ampolla d’aigua vaig haver de submergir la mà durant 20 segons i al treure-la gairebé no la sentia i el mal era insuportable. És el que té agafar aigua d’un riu que neix 600m més amunt directament d’una glacera mil·lenària.

L’excursió pel “Valle Francés” és simplement fantàstica. Crec que el millor de tota la ruta. Al principi et quedes meravellat veient com cauen les glaceres des dels pics més alts, després dels boscos frondosos i al final d’unes vistes de 360º plenes de pics que lluiten entre ells per veure quin és el més espectacular.

La veritat és que vam tenir moltíssima sort per que el dia ens va acompanyar des del principi i, tot i que a dalt feia força vent, feia un sol radiant i vam poder gaudir de les vistes com ningú.

El Valle Francés és el pal del mig de la W i, per tant, no ens havíem endut tot l’equipatge amb nosaltres. De nou al campament vam dinar tranquil·lament i vam recollir les coses per anar cap al següent campament.

El trajecte entre ambdós és totalment pla i es va fer força curt. Al final però feia moltíssim vent i vam tenir alguna que altra dificultat per poder muntar la tenda en condicions. Per sort, la que havíem comprat està especialment dissenyada per forts vents, pluja intensa i neu, així que anàvem ben equipats.

El “Campamiento Paine”, a diferència dels dos anteriors, és de pagament. Gràcies a això, té molts més serveis i una cuina habilitada pel que vam poder sopar més còmodament que les dos nits anteriors. Allí vam conèixer força gent, entre elles una parella de xilè-catalana, una noia xilena amb la que ens havíem creuat unes 200 vegades des del primer dia i amb qui vam estar petant la xerrada.

El pronòstic meteorològic per l’endemà no era massa engrescador: pluja tot el dia i fort vent. Aniríem fins al refugi Grey a veure la glacera que porta el mateix nom?

Dia IV: Glacera Grey
Malauradament les previsions van ser encertades i va estar plovent gairebé tota la nit.

Vaig treure el cap per la cremallera de la tenda: pluja, cel tapat…”vaig? No vaig? Umm…”. Finalment vaig decidir anar-hi i després de preparar-me 4 sangus vaig començar a caminar. Escric en primera persona del singular per que la Maÿlis va ser més intel·ligent i va decidir quedar-se tranquil·lament dormint.

Al cap de 5 minuts però vaig tornar. Necessitava equipar-me millor i, com la Maÿlis no venia, vaig agafar uns pantalons extres resistents a l’aigua.

A les 8:40h hi tornava. Al principi la pluja no molestava massa però si que ho feia el vent. Poc a poc però, tot es va intensificar. Més pluja, ratxes de vent de 100km/h…D’aquest dia no hi ha fotos per que feia tant vent que no podia quedar-me dret suficient temps per fer fotos decents. Vaig intentar-ho un cop i casi caic a terra. A més, amb la pluja, no volia que s’espatllés la única càmera que ens queda ara…:(.

Caminar aquell dia va ser una mica una bogeria. Les condicions eren molt dolentes i fins i tot van tancar el camí posterior el refugi Grey pel fort vent. Hi havia poca gent pel camí, la majoria gent que feia el circuït complet i que hi estava obligat. Pocs frikis que ho feien purament per “plaer”. Això si, finalment vaig arribar al Refugi Grey i, després de fer un mos amb la parella xilenocatalana, vaig anar cap al mirador des d’on vaig poder veure la majestuosa glacera Grey.

Si l’anada va ser dura (en més d’una ocasió em vaig plantejar fer mitja volta), la tornada encara ho va ser més. Els pantalons antipluja de la Maÿlis només van ser eficaços durant els primers 90 minuts i estava completament moll. Només la jaqueta va aguantar bé, la resta, xop fins al moll de l’os.

Tot i així, vaig anar per feina i cap a les 14h ja estava de nou al campament. Allà, dinar calentet i a esperar el catamarà per creuar el llac i agafar el bus de tornada cap a “Puerto Natales”.

En principi, volíem caminar 5h el següent dia fins a l’administració del parc des d’on també es podia agafar el bus però veient que les previsions eren també de pluja, vam optar per marxar el mateix dia.

Així va acabar la nostra ruta per les Torres del Paine. La veritat és que, tot i ploure l’últim dia, vam tenir moltíssima sort amb el temps i vam poder veure perfectament les Torres i el “Valle del Francés”, un fet força inusual per que el més freqüent és que estiguin tapades pels núvols.

Després poca cosa. Trajecte de 20minuts en catamarà, bus cap al “Puerto Natales” i a dormir al mateix alberg on havíem estat anteriorment.

Per veure la resta de fotos, feu click a Torres del Paine

Torres del Paine

Premier jour : las Torres

Le parc national des Torres del Paine est le parc le plus visité d’Amérique Latine : environ 200 000 visiteurs par an. Bien que la saison haute soit plutôt de janvier à mars, nous savions que nous ne serions pas tous seuls à marcher ! J’ai beaucoup hésité à aller faire ce trekking, considérant que j’en avais déjà fait beaucoup pendant le voyage mais il m’aurait été difficile de trouver des personnes avec qui faire autre chose par là, car tout le monde va aux Torres del Paine. Donc si tout le monde y va, c’est sûrement que c’est beau !

Nous avons pris un bus à 7h30 du matin pour arriver au premier arrêt vers 9h. Vu que les 3 bus qui étaient partis de Puerto Natales étaient pleins, l’entrée au parc fut assez long : enregistrement, paiement, vidéo sur les règles du parc à regarder obligatoirement, etc. Nous avions décidé de faire le « W », un circuit en forme de W car on monte 3 vallées. Nous commencerions par ce côté-ci du parc, à la laguna Amarga. En effet, on nous avait dit « s’il fait beau, commencez par les Torres ». Le soleil brillant, c’est ce qu’on a fait. De plus, ça nous permettait de commencer par la montée la plus rude pour que les jours suivants soient plus tranquilles.

Nous sommes finalement partis vers 10h30 et nous avons commencé l’ascension vers les fameuses Torres. Ce sont les montagnes les plus connues du parc mais celui-ci comprend de nombreuses autres attractions comme des lacs, des glaciers, d’autres pics de granites, etc.

Nous sommes arrivés assez rapidement au campement « el Chileno », qui était payant, donc nous avons décidé de continuer au campement suivant, gratuit. On s’attendait à ce que ce soit juste un espace libre avec des toilettes sèches qui puent mais on a été agréablement surpris : des « guardaparques » nous ont accueillis et nous ont demandé de nous enregistrer. Puis nous avons découvert de nombreux emplacement au milieu de la forêt, donc protégés du vent terrible qui souffle là-bas, ainsi que des toilettes à chasse d’eau super propre. Il y avait également un petit préhaut qui offre un abris pour cuisiner. Il est interdit de faire du feu dans tout le parc ni d’utiliser du gaz en dehors des zones autorisées. Malheureusement, le parc a connu plusieurs incendits imparables à cause du vent donc les précautions prises sont très strictes. Et c’est plutôt bien car de nombreux visiteurs n’ont clairement pas l’habitude de la montagne et du trekking. On a dû aider 3 jeunes espagnols à monter leur tente car elle ne ressemblait à rien : je pense que c’était la première qu’ils montaient de leur vie ! 😀

Après avoir monté notre tente, nous avons parcouru la dernière montée qui nous séparait de la base des Torres. Au début, on était au milieu d’un bois donc c’était tranquille mais quand nous sommes sortis à découvert, le vent était terrible ! Il arrivait de face donc c’était parfois impossible d’avancer. Au bout d’une petite heure de marche, nous sommes arrivés à la base des Torres, là où s’est formée une lagune. C’était joli et nous avions vraiment de la chance pour le temps mais le vent était trop insupportable pour y rester plus de 20 minutes.

Nous sommes redescendus bien plus rapidement, le vent souvent dans le dos mais en faisant attention quand même car nous avions connu à Punta Arenas un Croate qui s’était cassé la jambe à cause du vent qui l’avait projeté contre une pierre.

Au campement, on a retrouvé un couple de Catalans qu’on avait rencontré au Chaltén. On s’entend tellement bien que si on commence à papoter, ça n’en finit plus ! Ils ont convaincu Francesc de remonter au même endroit le lendemain à 4h30 du matin pour voir le lever du soleil. Moi, j’étais loin d’être convaincue !

Second jour : d’une vallée à l’autre

Francesc s’est bien levé à 4h30 pour voir le soleil se lever sur les Tours. Moi, je suis restée dans la tente pour finir ma nuit bien au chaud. A 7h30, je me suis réveillée un peu paniquée : ça faisait 3h qu’il était parti ! Et si le vent l’avait fait tomber ? Quelques minutes plus tard, il revient et m’explique qu’il papotait avec le couple de Catalans et n’a pas vu le temps passer ! Forcément…

Petit déjeuner tranquille puis départ pour une longue journée de marche. Encore une fois, le beau temps était au rendez-vous mais avec le vent, il ne faisait pas trop chaud, juste comme il faut.

Le trajet de la journée nous emmenait d’une vallée à une autre et le tout en légère descente. Nous avions une belle vue sur des lacs bleus turquoises à gauche et sur « los Cuernos », d’autres pics de montagne à droite. Nous avons traversé de nombreux ruisseaux qui nous permettaient de ne jamais manquer d’eau… bien fraîche ! Pour le pic nic, nous nous sommes arrêtés près d’un ruisseau pour que j’y trempe les pieds : impossible de les laisser plus de 10 secondes dans l’eau mais ça faisait du bien !

Vers 16h, nous sommes arrivés à un campement payant, il nous restait encore une grosse heure avant le campement gratuit donc on a continué. A cette époque, la nuit tombe vers 23h donc on avait encore largement le temps d’arriver et de dîner à la lumière du jour.

Nous avons donc planté notre tente au campement « el Italiano » puis dormi après une bonne soupe.

Troisième jour : la vallée « El Francés »

Notre campement se situe à l’entrée de la Vallée appelée « Le Français ». On nous avait dit que c’était l’une des plus belles vallées du parc. Voyons ça.

Dès le départ, nous longeons un beau glacier sur notre gauche, c’est très joli. Il y avait beaucoup de nuages donc on ne pouvait pas voir toute la montagne mais il ne faisait pas froid. On continue la marche dans un bois puis on traverse une clairière qui n’a rien de naturel mais qui est le résultat d’un incendie.

Ce qui était bien ce jour-là, c’est que nous avions laisser le gros sac à dos dans la tente : bien plus facile et agréable de marcher léger !

Au bout de la vallée, on se retrouvait encerclé de montagne. Nous avons eu beaucoup de chance car tout s’est découvert lorsque nous sommes arrivés au mirador. Nous pouvions donc voir toutes les montagnes alentours ainsi que les lacs au fond : magnifique vue panoramique.

J’ai trouvé la descente un peu longue mais maintenant que j’avais un bon baton de marche, mes genous souffraient moins. Au campement, nous avons pris le déjeuner puis nous avons tout remballé pour repartir. Nous avions encore 2h30 de marche jusqu’au prochain et dernier campement : Paine Grande.

Le trajet, globalement en descente, était agréable, sauf lors des grosse rafales de vent. Nous avions à nouveau une belle vue sur le lac ainsi que sur « Los Cuernos ».

Chaque jour, nous trouvions les mêmes personnes sur le chemin : celles qui allaient au même rythme que nous. Nous nous sommes dit qu’il fallait vraiment leur parler le soir !

Le campement Paine Grande est payant mais dispose d’une cuisine fermée et de douches chaudes. Le soir, lorsque tout le monde se retrouvait dans la cuisine pour dîner, nous avons donc discuter avec nos co-marcheurs : une Chilienne, un couple d’Allemands et un couple composé d’un Chilien et d’une Catalane.

Le lendemain, le programme était de monter jusqu’au refuge « Grey » pour avoir une belle vue sur le glacier du même nom. Fatiguée, je ne savais pas si j’irais… je déciderais au réveil.

Quatrième jour : glacier Grey… ou pas

Il a plu pratiquement toute la nuit et les rafales de vent faisaient peur… mais notre tente a très bien tenue ! Ce n’était pas le cas de certaines qui n’étaient pas prévues pour ces conditions…

Au réveil, vu le temps (pluie et vent), j’ai laissé Francesc partir tout seul. Je suis allée traquillement dans la cuisine pour petit déjeuner et, au bout d’une demi heure, une québecoise est entrée : c’était son premier jour et elle était trempée, vraiment pas de chance pour le temps. Lorsque je lui ai dit que je restais là en attendant mon copain, elle s’est vite découragée à repartir et est restée avec moi.

On a passé la journée à discuter ensemble et avec un peu tous ceux qui passaient. Au début de la journée, lorsque j’expliquais ma décision de rester ici en attendant le retour de Francesc, les gens riaient et se moquaient gentiment de moi. Après quelques heures pourtant, plus personne ne se moquait de moi, bien au contraire, tout le monde me disait « tu as bien fait » !

Le temps n’était vraiment pas clément. Rien que pour passer de la cuisine aux toilettes j’ai failli tomber à cause du vent donc non, je n’ai pas regretté une seconde ma décision. En plus, j’ai passé une journée plutôt sympa à parler avec des gens du monde entier.

Francesc est revenu plus tôt que prévu (et oui, on dirait bien qu’il marche plus vite sans moi…) et on a décidé de prendre le bateau le soir même. En effet, pour repartir, il y avait deux possibilités : prendre un catamaran plutôt cher pour une demi-heure puis le bus, ou ormir une nouvelle nuit là puis marcher 5 heures jusqu’à un autre arrêt de bus. Pour économiser, nous avions pensé marcher les 5 heures le lendemain mais vu le temps (même chose prévue le lendemain), nous avons préféré payer pour être au sec.

Le retour s’est bien déroulé et nous avons même pu avoir une chambre matrimoniale à l’hostal ! 🙂

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Punta Arenas et les pingouins de Otway

Premier jour

Le lendemain matin, nous partions donc pour Puerto Natales, la petite ville la plus proche du fameux parc national chilien des Torres del Paine. Arrivés là-bas, il pleuvait. Nous avons donc demandé quelles étaient les prévisions météorologiques au parc pour les prochains jours. Puisqu’ils prévoyaient 2 jours de pluie suivis de 3 jours de beau temps, nous avons sauté dans le prochain bus en partance pour Punta Arenas dans l’idée de revenir 2 jours plus tard.

Bien entendu, ce n’était pas le plus optimal car nous faisions 3 heures de route vers le sud pour remonter ensuite. Mais ça nous semblait la meilleure solution pour essayer d’avoir du beau temps à Torres del Paine.

Nous sommes arrivés le soir à Punta Arenas, une ville assez isolée mais au bord du détroit de Magellan. Nous sommes allés à l’hostal Independencia (oui, c’est Francesc qui a choisi ;)) où nous avons planté la tente dans le jardin car les chambres étaient complètes. Ce qui était bien, c’est qu’on payait moins de la moitié que ceux qui dormaient à l’intérieur mais on avait accès aux mêmes services : cuisine, salle de bain, zone de canap’ avec Wifi… et surtout aux services d’Eduardo, un hôte qui cherche à rendre le séjour de tout le monde plus facile et agréable.

Second jour

Le lendemain, nous avons réservé la visite de la « pinguinera » (réserve de pingouins) avec Eduardo puis nous sommes allés nous balader. La ville n’a rien de très intéressant à part un grand cimetière fameux pour ses nombreux mausolés dont la plupart représente un pays duquel provenaient les personnes enterrées là.

A 16h, un van est venu nous chercher pour nous emmener à Otway pour observer les pingouins. Là-bas, nous devions marcher sur des passerelles de bois pour voir les pingouins sortir de l’océan et aller retrouver leurs œufs ou leurs bébés (car on était en période d’éclosion) cachés dans des trous sous terre. Je me suis régalée à voir ces adorables petits oiseaux marcher. Le mieux, c’est que vous regardiez la vidéo en fin d’article ! 😉

Troisième jour

Punta Arenas étant une ville pratiquement au bout du monde et assez isolée du reste du Chili, elle a droit à une zone franche d’impôts. Forcément, il fallait qu’on aille voir ça. Francesc avait l’espoir qu’il pourrait y trouver l’appareil photo qu’il veut à un bon prix mais non, l’électronique est plus chère ici que chez nous et en plus, il n’y avait pas le modèle qu’il recherche. Par contre, on en a profité pour acheter un kit de cuisine pour camping (tout petit, tout mignon), du gaz pour le trekking dans les Torres del Paine et un couvre pantalon imperméable pour moi.

L’après-midi, nous reprenions le bus dans l’autre sens, accompagnés de 3 autres personnes du même hostel que nous, direction Puerto Natales.

Pour voire toutes les photos, cliquez sur Punta Arenas

Punta Arenas i la pingüinera d’Otway. Tornem a Xile!!!

Si sou fidels i aneu llegint totes les entrades del bloc pensareu: Punta Arenas? Pingüins? Però aquests no havien d’anar a les Torres del Paine? Feu bé i si continueu llegint sabreu per que.

A les 8:30h del matí agafàvem un bus cap a Puerto Natales, la població-base per anar al Parque Nacional Torres del Paine.

Puerto Natales està a poc més de 200km al sud del Calafate i el trajecte no duraria massa si no hagués de passar la frontera amb Xile. A Xile són força estrictes en tema de duanes i el control que apliquen és bastant superior al de qualsevol altre país de llatinoamèrica i nosaltres en vam patir les conseqüències.

Com el dia anterior no ens havíem fet el sopar, anàvem amb tot el que no havíem cuinat i no havíem pensat que havíem de creuar la frontera. Per si no fós poc, havíem decidit sopar verdures farcides de carn, tots ingredients prohibits. Així que, un cop a la frontera, vam decidir fer 4 sangus amb el formatge i el pernil que ens quedava i dinar corre-cuita mentre tot l’autobús feia cua esperant. Vam menjar els entrepans i tota la fruita que vam poder però les verdures i la carn van ser requisades per la policia d’allà. Què hi farem.

Passades les duanes argentina i xilena, vam arribar a Puerto Natales.

Puerto Natales és una població a la vora de l’estret de Magallanes i un important hub de comunicacions via mar però, per damunt de tot, és famós per ser la base des d’on surten centenars de milers d’excursionistes per visitar el parc més famós de tot sudamèrica: Les Torres del Paine. Cada any visiten el parc més de 200.000 persones i el trekking en forma de W és un dels més famosos a nivell mundial.

Si t’agrada la naturalesa, el parc ho té tot, és el lloc perfecte. Això si, només té un problema: el temps. És una de les zones amb un temps més inestable i és molt complicat tenir 4 o 5 dies consecutius on no plogui i/o faci vent.

El nostre bus va arribar a Puerto Natales a les 14:45h. A l’estació mateix vam demanar informació sobre els busos per anar al parc i, aprofitant que tenien Internet, vam demanar la previsió meteorològica pels propers 4 dies. El noi ens va dir que hi havia pluja durant els propers 2 dies. Fer trekking plovent i amb núvols que tapen les vistes no és el que volíem així que vam començar a mirar alternatives. El més fàcil era anar a Punta Arenas (200km al sud). Hi teníem previst anar igualment després del trekking però donades les condicions, vam decidir avançar-ho.

Vam començar a mirar companyies d’autobusos i només n’hi havia una que feia el servei aquell dia. L’últim bus a les 15h. Eren les 14:58h. “Queden places? – Si”. Perfecte!. M’agrada quan passen aquestes coses. Quan, improvisant, acabes fent les coses gairebé millor que si les haguessis planificat.

Així doncs, 3h més de bus i rumb cap a Punta Arenas!

Un cop a Punta Arenas i, després de voltar una mica preguntant llocs on dormir, vam acabar a l’Hostal Independència, just a sobre del carrer Espanya. Massa bonic per no quedar-s’hi, no? ;). Tot i que no tenien llits disponibles, ens van deixar muntar la tenda al jardí de la casa on ja n’hi havien un parell més. L’Eduardo, el propietari del hostel, era un paio encantador i ens va ajudar en tot: reservar el tour a la pingüinera, donar-nos informació on fer les compres, com anar a la zona “Tax Free”, etc.

Tot i estar en tenda, podíem utilitzar la cuina, els banys i l’Internet de l’hostal. Negoci rodó. Allà vam conèixer força gent amb la que després ens anirem creuant tant per Puerto Natales com per les Torres del Paine, però això ja serà en futures entrades.

Dia I: Pingüinera Seno Otway

Des de Punta Arenas hi ha dues possibilitats per anar a veure pingüins: la “Isla Magdalena” i la “Pinguinera Seno Otway”. A la primera s’hi arriba en vaixell i té una reserva de pingüins de més de 60.000 parelles. A la segona s’hi pot arribar amb transport terrestre i té una població d’unes 12.000 parelles. Nosaltres ens vam decidir per la segona. Tot i que hi havien menys pingüins, costava menys de la meitat i total, el que volíem era veure’n de molt a prop, tant feia si lluny n’hi havia molts més o no.

La reserva Seno Otway es troba dins una propietat privada. Una d’aquestes “estancias” argentines tant grans i que ocupen centenars d’hectàrees de terreny. Per aquest motiu, s’ha de pagar una entrada per poder anar a veure els pingüins. Després d’haver-los vist en plena llibertat i de forma totalment gratuïta a Nova Zelanda, feia una mica de mandra pagar però era l’activitat a realitzar a la zona i tampoc hi havia alternativa.

Un cop allà, la visita consisteix en anar caminant per unes plataformes de fusta que segueixen els camins que utilitzen diàriament els pingüins. Aquests, passen la major part del dia a l’aigua alimentant-se de peixos i tornen cap a la tarda al niu que tenen a terra ferma. Mascle i femella fan torns diaris per cuidar les cries i són dels pocs animals monògams i que conserven la mateixa parella al llarg de tota la vida.

Quan hi vam anar acabaven de néixer les cries i era fàcil sentir-les cridant el pare i/o mare des dels nius. Tots els adults feien el mateix: sortir de la platja xino-xano i caminar una bona estona fins als nius. Pel camí, s’aturaven a escoltar les cries i a tranquil·litzar-les sempre amb un mateix crit: “eeec, eeec, eeeeeeeeeec”. Quan mireu el vídeo, m’entendreu ;).

Tot i no poder caminar lliurament pel terreny (la família ho impedeix per no maltractar l’entorn), es poden veure els pingüins a tocar. Alguns els teníem a poc més d’un metre de distància i, com que ja estan acostumats als humans, ni s’immutaven quan els enfocàvem amb les càmeres de fotos. Fins i tot semblava que alguns d’ells posessin per tal de mostrar el seu millor perfil.

Veure pingüins sempre agrada. És un d’aquests animals, com els dofins, que són simpàtics i que tothom riu al veure’ls. I és que la manera com caminen i com es bloquegen a vegades per superar obstacles de 15cm d’alçades és per pixar-se de riure.

Dia II: Zona Franca i tornada cap a Puerto Natales
El segon dia a Punta Arenas el vam dedicar a fer les compres a la Zona Franca de la ciutat. El govern xilè, per tal d’ajudar a l’economia de les zones més remotes del país, va decidir ubicar dos zones franques (lliures d’impostos) als seus dos extrems. Així doncs, n’hi ha tant a Iquique (nord del país i pràcticament a tocar de Perú) i a Punta Arenas (un dels punts més al sud del país.)

Jo tenia certes esperances de trobar-hi una bona càmera de fotos per substituir la robada però el que vaig veure no em va acabar de convèncer. No tenien molts models de càmeres i els preus no eren inferiors als que podem trobar a Europa. Així que, res de càmera. El que si que vam fer va ser comprar les coses pel trekking de Torres del Paine que necessitàvem: set d’estris de cuina lleuger i compacte, pantalons antipluja, gas i menjar.

Vam haver d’espavilar-nos per que teníem el bus cap a Natales el mateix dia i abans havíem de passar pel hostel a desmuntar la tenda.

Des d’allà, vam anar cap al bus acompanyats d’una noia francesa que també havia acampat al mateix hostel. Tots 3, més una parella que també s’allotjava al mateix hostal, vam arribar junts al hostal de Natales que ens havia recomanat l’Eduardo. Només tenien una habitació doble disponible però també es podia acampar al jardí. Vam sortejar-nos l’habitació a cara i creu i vam guanyar nosaltres. Ara bé, veient que plovia bastant, vam preguntar al propietari si els altres podien dormir a la nostra habitació enlloc del jardí. S’hi va avenir i al final tots 5 vam acabar compartint habitació. La Maÿlis i jo però, com havíem guanyat el cara i creu, vam dormir al llit, això si, pagant preu de càmping. Negoci rodó ;)!

Per veure totes les fotos, feu click a Punta Arenas

El Calafate i Perito Moreno

El primer que vam fer de bon matí va ser anar a comprar un bitllet d’autobús per anar al Perito Moreno. Com ens havien dit que era millor anar-hi a la tarda per tal d’evitar aglomeracions i per que hi ha més possibilitats de veure troços de gel trencar-se, vam comprar els bitllets pel bus de les 13:00h. A l’estació també vam aprofitar per comprar els bitllets per anar a Puerto Natales, població des de la qual es va a les Torres del Paine (Xile).

Un cop enllestit el tema dels autobusos, vam anar a una comissaria per veure si hi havia hagut alguna novetat respecte l’atracament. Teníem una trucada perduda d’un número estrany al mòbil i volíem saber si eren els policies d’El Bolsón. Teníem poques esperances, però per provar que no quedi, no?. Un cop a la comissaria però…inoperància total. No tenien el telèfon de la comissaria d’allà i es van limitar a buscar-lo per Internet. Van intentar trucar però res, sense resposta. Van ser poc útils i ràpidament ens vam penedir d’haver perdut tot un matí en aquest tema.

De totes maneres, a Calafate, apart del Perito Moreno, poques coses s’hi poden fer.

A la 1 de la tarda agafàvem l’autobús i en poc més d’una hora entràvem novament al “Parque Nacional de los Glaciares”, aquest cop per la part sud.

Després de pagar l’entrada pertinent, el bus va fer una parada al moll del llac per si volíem agafar un catamarà i anar a veure el braç sud del Perito. En principi no ho teníem previst però finalment ens vam animar i hi vam anar. No tots els dies es pot veure el Perito i veure’l des del vaixell també feia la seva gràcia.

El Perito Moreno, a diferència de la majoria de glaceres, a mida que avança, es fa més ample. Això es deu a que la vall on acaba és molt ample i permet que s’eixampli fins als 4km aproximadament. Aquest fet provoca que, tot i no ser un des més grans en la seva totalitat, si que ho és en quan a la paret final, fet que li atorga una espectacularitat difícil d’igualar per cap altra glacera.

La navegació amb el catamarà va ser curteta. Ja el vam agafar prop a prop de la glacera i no va trigar ni 20 minuts en arribar a 300m del mur del mateix. Allà, fotos i més fotos i mirades embovades per la majestuositat del Perito.

Un cop feta la visita en vaixell, vam tornar al bus per anar a les pasarel·les. Vam estar de molta sort per que no hi havia pràcticament ningú i vam poder anar amunt i avall en absoluta tranquil·litat.

La veritat, veient com són pasarel·les i la poca distància que les separa del Perito, és que no val la pena anar-hi abans en vaixell tot i que gràcies a la navegació en catamarà vam veure una part del Perito que no hauríem vist altrament.

Les pasarel·les són un conjunt de plataformes i escales que permeten fer diversos circuïts i observar el Perito Moreno des de diversos angles.

Com era principis d’estiu, el Perito encara estava força gran i el gel arribava a la península on es troben les pasarel·les. Al final de l’estiu, hi ha molt menys gel i normalment es crea un canal que comunica els dos llacs. No era el nostre cas.

La sensació que vaig tenir veient el Perito Moreno va ser molt similar a la que vaig tenir veient el Machu Pichu. Tot i haver-lo vist centenars de vegades en fotos i vídeos, un cop el veus en viu et quedes embovat. Em va atrapar de la mateixa manera que ho fan les flames d’una llar de foc. Per molt que el mirava, sempre li trobava una cosa nova i no podia parar de fer-ho. És molt imponent, ample (més de 4km) i alt (més de 60m) i els sorolls del gel cruixint són indescriptibles. Si per si sol ja t’atrapa, el fet que es vagi trencant mica en mica, fa que encara s’estigui més pendent d’ell per tal de no perdre’s un possible despreniment.

El bus de tornada no el teníem fins al cap de 4h. Al principi pensàvem que seria massa però al final se’ns van fer curtes. Queda tot dit.

Un cop al Calafate vam anar a comprar 4 coses per fer-nos el sopar. Camí de l’hostal però, vam veure un restaurant amb “parrillada libre” amb buffet lliure de carn, pasta, amanides, etc. Era prou econòmic i feia bona pinta i vam decidir entrar-hi. Un cop dins però, cap argentí entre el personal. Només el cuiner. Els altres, tot xinos. Són els amos, a BCN fan woks i aquí “asados” argentins però a tot arreu fan negocis i calers. N’hem d’aprendre.

Després de posar-nos com bacons a lo Laporta vam anar cap a l’hostal. L’endemà tocava sortir d’Argentina per tornar a Xile. Les Torres del Paine esperaven.

Per veure la resta de fotos, feu click a Perito Moreno

El Calafate et Perito Moreno


Au Calafate, nous avons dormi dans un hostel un peu kitch mais économique.

Le lendemain de notre arrivée, nous sommes allés acheter un billet de bus pour le fameux glacier Perito Moreno et un billet pour Puerto Natales au Chili. Ensuite, nous avons perdu pas mal de temps en voulant aller au commissariat car, alors qu’il n’y avait pas de réseau au Chaltén, j’ai reçu un appel sur mon téléphone mobile. Vu que le numéro était inconnu, on s’est dit que c’était peut-être la police de Bolsón qui avait des nouvelles pour nous. Nous avons pris un bus, pensant arriver plus vite au commissariat mais il s’est mis à faire le tour de la ville… Heureusement, il y avait une belle vue sur un lac bleu turquoise, une telle couleur que si quelqu’un peignait un lac ainsi, tout le monde penserait que c’est exagéré, qu’un lac de cette couleur n’existe pas ! Pour couronner le tout, la police a essayé de contacter le commissariat du Bolsón en vain. Tout ça pour rien…

On a quand même réussi à attraper notre bus pour le Perito Moreno, qui partait à 13h. On nous avait recommandé d’y aller l’après-midi car il y a moins de monde et, ayant été sous le soleil toute la journée, le glacier « craque » plus facilement.

Après une bonne heure de route, nous sommes rentrés dans le parc national puis le bus s’est arrêté près du lac en nous proposant de faire un tour d’une heure en bateau puis de venir nous chercher pour nous amener aux passerelles. Le prix n’étant pas exagéré, on s’est laissé tenter. Le bateau, un grand catamaran, allait jusqu’à 300 m à peine du mur de 60 m de hauteur de glace. Impressionnant. Il faut dire que le Perito Moreno, c’est vraiment le beau gosse des glaciers : grand, beau, tout blanc et bleu, il ne laisse pas indifférent.

Le tour en bateau permettait de voir la partie sud du glacier. Et ce qui était sympa c’était d’être au niveau de l’eau, pour apprécier sa hauteur. Mais il nous restait encore une immense partie à découvrir !

Etant un des lieux les plus touristiques de l’Argentine, après les chutes d’Iguazu, le parc est vraiment bien fait. De nombreuses passerelles métalliques permettent d’observer le glacier sous différents angles. De plus, elles sont accessibles à tous grâce à un ascenseur.

Dès l’arrivée sur la première passerelle, on reste bouche bée. Le glacier s’étend sous nos yeux d’environ 4 kilomètres en largeur et une douzaine en longueur. Au fond, il est accompagné de deux langues de glace qui le bordent de chaque côté. Descendons le voir de plus près…

Sur les passerelles du bas, on s’approche à quelques centaines de mètres de la paroi de devant. Il ne faut pas trop s’approcher non plus car de gros blocs de glace s’écroulent souvent. En attendant patiemment que cela arrive juste devant nos yeux, on entend le glacier rompre de l’intérieur. Les bruits sont impressionnants : on dirait des coups de tonnerre juste à côté de nous. Parfois, on entend un gros bruit qui vient de devant, on regarde et c’est juste un « minuscule » morceau de glace, comparé à l’immensité du glacier, qui tombe.

Nous n’avons pas eu la chance de voir un gros morceau tombé par contre, nous avons assisté à la formation d’un iceberg ! En effet, le mur avant du glacier fait une soixantaine de mètres de hauteur mais il y a une partie encore plus grande sous l’eau. 120 m si mes souvenirs sont bons. Ce qui s’est passé, c’est tout simplement qu’un morceau du glacier qui était sous l’eau s’est rompu. Nous l’avons vu sortir sous grand fracas puis flotter quelques mètres plus loin. Vu la taille, il risque de rester là pendant un bon moment.

Un glacier, c’est un peu comme un être vivant : ça change constamment et on ne sait jamais ce qu’il va « faire », à quel endroit il va craquer et rompre.

J’ai oublié de vous dire que le Perito Moreno est connu non seulement pour sa beauté glaciale mais aussi parce que c’est un des rares glaciers au monde à ne pas être en récession. En effet, comme tout le monde sait, les glaciers sont tous en train de diminuer de taille, le réchauffement de la planète ne faisant qu’accélérer le processus. Et bien le Perito non : il est stable. Cela signifie qu’il y a autant de glace qui se forme que de glace qui fond. Tant mieux !

Vers 19h, nous sommes rentrés au Calafate avec le même bus. Nous sommes allés acheter de quoi nous préparer à dîner puis, sur le chemin vers l’hostel, nous sommes tombés sur un restaurant « parrillada à volonté » ! Nous n’avons pas réussi à résister à l’appel du « cordero patagónico », de l’agneau braisé type méchoui. Le plus amusant, c’est qu’en entrant, on a vu que c’était un commerce tenu par des chinois. Ils sont vraiment partout pour monter des restaurants de buffet à volonté ! L’agneau était un régal donc nous n’avons pas regretté notre décision… sauf le lendemain où on s’est fait confisquer tous nos fruits et légumes ainsi que la viande hachée à la frontière. En effet, il est interdit d’entrer au Chili avec des produits frais… zut !

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El Chaltén : le paradis des randonneurs

El Chaltén est un tout petit village se développant uniquement grâce aux et pour les amateurs de trekking. C’est donc un petit ensemble d’hébergements, restaurants, agences touristiques et magasins de matériel de montagne entouré des plus belles montagnes et du parc national des glaciers.

Pour économiser un peu, nous avons opté pour le camping. Nous avons réussi à trouvé un endroit un peu abrité du vent glacial qui parcoure le village presque constamment. Par contre, pas de Wifi au camping ni réseau mobile. Dans tout le village, internet arrive très mal et très lentement. Il ne faut pas trop en demander au fin fond de la Patagonie.

Premier jour

Il y a de nombreux treks à faire dans les alentours. Certains sont de plusieurs jours mais nous avons opté pour des excursions à la journée, très facile à faire puisque le village est placé au cœur du paysage.

Notre première excursion fut donc celle de « la laguna de los tres » (les trois quoi… on ne sait pas), aux pieds du Fitz Roy, emblème de la région. Pendant les deux premières heures, la balade était sympa. Il n’y avait pas trop de vent et on croisait des ruisseaux et différents types de paysage. Ensuite, il nous restait plus qu’à monter à la lagune. « Plus qu’à ». L’ascension était sacrément rude et c’est le moment qu’a trouvé ma jambe pour me faire bien mal. Montée vraiment difficile pour moi mais qui valait la peine : en haut, il y avait une belle lagune bleue turquoise et, si on montait encore quelques mètres, on découvrait le glacier qui descend du mont Fitz Roy et la lagune qui s’est formée juste en dessous.

Le plus compliqué, c’était de voir le Fitz Roy en entier… Caché derrière son manteau de nuages, il nous laissait voir que le bout de son nez. Bon, il parait que c’est le jeu ici, personne ne sait quand on pourra l’apercevoir en entier !

Malheureusement, la descente ne fut pas plus agréable que la montée. Le genou de mon autre jambe a commencé à me faire bien mal et je suis arrivée au camping crevée ! C’était décidé : je m’octroyais une journée de repos le lendemain !

Second jour
Le matin, j’ai donc laissé Francesc partir seul après le petit-déjeuner. Après une bonne douche chaude, j’ai quitté le camping à la recherche d’un hostel avec Wifi qui me permettrait également de dormir dans un lit.

J’en ai trouvé un dont le prix en dortoir était à peine plus cher que le camping. Parfait. Pendant la journée, l’auberge était vide donc j’ai pu profiter d’internet suffisamment bien pour parler avec mon papa.

La journée est vite passée, surtout que Francesc est rentré tôt (il semblerait qu’il marche bien plus vite sans moi, vous y croyez ?). Nous avons dîné ensemble dans la cuisine du camping puis je suis retournée à l’hostel.

La salle commune était pleine et j’ai fait deux parties de « Jungle Speed » (jeu de cartes) avec un Israélien, une Australienne et une Néo-zélandaise avant de dormir confortablement dans un lit !

Troisième jour

Mon genou s’était remis pendant ma journée de repos donc j’ai suivi Francesc pour l’excursion du jour. Je m’étais quand même renseignée avant : ça ne montait pas trop.

Cette excursion appelée « Laguna Torre » permettait de voir à la fois le Fitz Roy et la « Torre », autre formation de roche aux impressionnants murs verticaux. Et, grosse chance pour nous : le temps magnifique nous a permis de voir tout ça super dégagé ! C’est vraiment une chance. Nous avons rencontré un couple de Catalans qui étaient là depuis 10 jours et qui sont repartis (le matin même, les pauvres) sans voir la Torre.

Pour cette balade, on s’est trouvé des bâtons de marche : ça aide beaucoup à prendre le rythme mais surtout dans les montées et les descentes. J’ai fini la journée sans trop de douleurs aux jambes. 

Quatrième jour

Cette fois-ci, nous changions de type de balade : ce serait sur la glace que nous marcherions !

Nous avions réservé une excursion pour découvrir le glacier Viedma de très proche. Nous sommes partis vers 11h en bus jusqu’au bord du lac Viedma. Là, nous sommes montés dans un grand catamaran qui nous amènerait au glacier en 1h30. De loin, le glacier était déjà impressionnant. C’est le glacier le plus grand d’Argentine. Avant (il y a beaucoup beaucoup d’années), il allait jusqu’à l’Atlantique ! Ca fait quelques millions d’années qu’il recule et se rétrécit.

A première vue, une petite déception malgré tout : le glacier parait sale. En effet, il y a une montagne juste à côté et il y a de la terre partout. Donc on n’a pas trop l’impression d’être sur un glaçon géant. On a même plutôt envie de le nettoyer !

Le bateau nous laisse sur des rochers qui touchent le glacier et nous partons avec les guides. Après quelques minutes de marche et d’explication sur la formation du glacier, nous mettons les crampons. En fait, ce sont les guides qui les mettaient à chacun donc ça a pris une grosse demi-heure.

C’est rigolo de marcher avec des crampons, on se sent un peu ridicules mais la sensation de marcher sur la glace sans glisser est vraiment sympa. Pendant la balade, on a pu voir des formations de glace très jolies et des crevasses impressionnantes donc le fond est d’un bleu parfait.

Au final, nous avons juste été un peu déçus par le temps passé sur le glacier car nous avons perdu beaucoup de temps avec les crampons et, le groupe étant assez grand, nous nous arrêtions souvent et pendant de longs moments. Vu le prix, nous nous attendions à un peu mieux. Mais nous sommes quand même contents d’avoir pu marcher sur un glacier de cette taille !

Au retour, nous sommes allés directement au Calafate, qui était notre destination suivante.

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El Chaltén: Capital Argentina del trekking

El Chaltén és una petita població a tocar del “Parque Nacional de los Glaciares”. Nascuda fa només 15 anys, viu exclusivament per oferir serveis als amants de l’excursionisme, l’escalada i l’alpinisme que, dia rere dia, arriben per endinsar-se al parc per veure mítiques muntanyes com el Fritz Roy o el Cerro Torre i fer passejades sobre el gel de la glacera més gran de tot sudamèrica.

En temporada alta, hi ha un 80% de turistes i un 20% de locals i la majoria d’establiments són càmpings, hostels, hotels, bars i restaurants, agències de viatge i botigues d’equipament de muntanya. El fet d’estar perduda enmig de la Patagònia fa que tot sigui força car i que no arribin serveis decents d’Internet. Millor, així estàvem més tranquils i gaudint de la naturalesa.

Per tal d’estalviar una mica, vam decidir allotjar-nos a un càmping. Tot i que el Chaltén és una de les zones on més bufa el vent, vam trobar un lloc prou segur i la nostra Doite Himalaya II aguantava com una campiona.

Una de les millors coses que té el Chaltén és que es troba a tocar del parc nacional. Tant aprop està, que un pot fer la majoria d’excursions sortint del centre del poble i retornar-hi per dormir.

Nosaltres ens havíem proposat fer les dues excursions més típiques: una per veure el Fitz Roy i l’altra per veure el Cerro Torre.

Dia I: Laguna de los Tres

El primer dia el vam dedicar a fer l’excursió de “La Laguna de los Tres”. No em pregunteu “los tres què?” per que avui en dia encara no ho sabem. L’excursió no té cap complicació tècnica i els camins estan molt ben senyalitzats. És la més típica i on va la majoria de la gent per que permet veure, de ben aprop, el Fitz Roy. El Fitz Roy és el rei del massís. És una mole imponent de granit de més de 3.300m amb parets 100% verticals de més de 1.200m. Gairebé res.

Com us comentava, l’excursió és força tranquil·la. Els primers trams són suaus i transcórrer pel mig dels boscos. En ells es pot veure la violència del vent a la Patagònia. Hi ha centenars d’arbres i branques mortes pel mig del bosc. És impressionant imaginar-se la força que ha de tenir un vent capaç d’arrencar arbres de més de 25m de soca-arrel o partir-los per la meitat.

Després del tram més boscós i de passar alguns llacs, s’arriba a la pujada final a la “Laguna de los Tres”. La pujada és força empinada però res de l’altre món. Un cop a dalt, hi ha un parell de llacs amb glaceres just als peus del Fitz Roy. Al principi no el vèiem del tot però després i, tot i que el dia estava força ennuvolat, vam poder-lo veure força bé i la veritat és que impressiona. És un cim imponent i majestuós i el fet que s’amagués i sortís dels núvols constretament li donava un aire encara més mític.

Per sort, bona part del camí de tornada no es fa pel mateix lloc, cosa que vam agrair per no haver de repetir tot el mateix trajecte. Durant el descens, la Maÿlis va patir del genoll i vam haver d’anar una mica més en compte. Tot i això, el dia va anar d’allò més bé i el vam rematar amb un bon sopar i un bon vi al càmping.

Dia II: Loma del Pliegue Tumbado

Com la Maÿlis va acabar cansada i adolorida del genoll, va decidir descansar la segona jornada. Vam decidir que buscaríem un lloc per ella on pogués utilitzar Internet durant el dia mentre jo anava a fer un altre trekking. Així doncs, va canviar el càmping per un alberg proper i jo vaig decidir anar a fer l’excursió a la “Loma del Pliegue Tumbado”.

De totes les excursions d’un dia que es poden fer per la base del parc, la de la “Loma del Pliegue Tumbado” potser és la més “exigent”. A diferència de les altres, aquesta té una mica més de desnivell i s’acaba pujant a un cim d’uns 1.500m. Res de l’altre món però la part de dalt va ser un pèl dura degut al fort vent que hi feia.

Com anava sol, vaig anar per feina. A diferència de les més populars, aquí no hi venen masses turistes. Una pena per ells per que és molt més maca que la típica de la “Laguna de los Tres”. Pujant es tenen vistes magnífiques de El Chaltén i la vall on es troba però des de d’alt les vistes encara són més impressionants. En una panoràmica perfecte de 360º, es pot veure des del llac Viedma, les valls de El Chaltén, la glacera Torre i el pic del mateix nom, el Fitz Roy i altres cims del voltant. Espectacular.

Durant tot el dia només em vaig creuar amb 4 persones. Una parella de japonesos, un italià que anava sol i una parella de catalans.

Com us deia, vaig anar bastant per feina i vaig arribar a la base del cim en la meitat del temps que estava marcat. Allà vaig decidir fer un mos i gaudir de les excel·lents vistes del Fitz Roy amb la glacera Torre i el llac del mateix nom als seus peus. Simplement sensacional. Em vaig quedar atrapat per les vistes i poc m’importava el violent vent que feia. Per sort, em vaig poder aixoplugar sota unes grans pedres que em protegien una mica.

Després de recuperar forces vaig fer la última mitja hora fins al cim. A dalt les vistes tampoc eren molt millors de les d’abans però el vent encara era més fort. En més d’una ocasió em va mig tirar a terra, pel que vaig decidir tirar avall aviat.

Mentre baixava, em vaig creuar amb la parella de catalans que us comentava tot i que en aquell moment vam parlar en castellà i vaig pensar que eren madrilenys. Us ho imagineu? Confondre catalans amb madrilenys? És gravíssiiim!!! No es pot permitiiir.

De baixada també vaig anar per feia. Tenia ganes d’arribar aviat i estar amb la Maÿlis actualitzant bloc i passant la tarda fent alguna cerveseta artesana.

Malauradament, el servei d’Internet de tots els llocs no permetia ni obrir una pàgina pel que no vam poder publicar cap entrada del bloc. Això si, vam estar passant la tarda al restaurant “La senyera”, un local fundat per un català que va quedar enomarat d’aquesta zona ara fa 15 anys. Em va fer gràcia veure la senyera plantada a l’entrada del local i veure plats nostres en la carta gastronòmica.

Després de sopar plegats, amb la Maÿis ens vam separar, ella cap a l’alberg i jo cap a la tenda. L’endemà teníem una nova excursió cap a la “Laguna Torre”.

Dia III: Laguna Torre

El primer que et diuen a El Chaltén és que si fa sol, vagis a veure el “Cerro Torre”. És un cim força complicat de veure per que gairebé sempre està envoltant de núvols. Per sort, el nostre últim dia es va llevar totalment assolellat.

A la cuina del càmping vaig veure la parella que havia vist baixant el dia anterior i, després d’intercanviar 4 frases, vam veure que tots érem catalans. Ells havien estat 9 dies a la zona fent diverses activitats però el temps no els havia acompanyat. Era el seu últim dia per que marxaven a fer el circuït complet de les Torres del Paine. Eren una parella força maca i vam dir-nos que potser ens vèiem fer el trekking a Xile per que nosaltres hi havíem d’anar un parell de dies després.

Un cop esmorzats, vam començar la ruta del dia. L’excursió a la “Laguna Torre” encara és més senzilla que la del primer dia, ara bé, les vistes són simplement espectaculars. Vam tenir molta, molta sort i durant tot el dia el sol va brillar amb força. Vam poder veure el “Cerro Torre” des de lluny i des de la pròpia llacuna on acaba la seva glacera.

Jo no sóc escalador però veient muntanyes com el Cerro Torre i el Fitz Roy és fàcil entendre què els porta a escalar cims com aquests. Veure parets d’un vertical perfecte caure més de 1.000m de desnivell és un espectacle imponent i la satisfacció de poder-les pujar ha de ser una de les millors sensacions que pot tenir un ésser humà. Crec que si un arriba a dalt d’un d’aquests cims després d’haver estat escalant durant dies es deu sentir el rei del món i poc deu importar tot el que passa a baix. El Cerro Torre em va impressionar molt. És alt però estret, amb unes formes semblants a fulla d’una espasa. Tant un com l’altre estan considerats com unes de les escalades més difícils del planeta, no tant sols per que són rutes complicades i llargues, sinó per que les condicions meteorològiques són duríssimes i és molt difícil trobar un període de 4-5 dies de bon temps que garanteixi l’èxit de l’ascensió.

Com us comentava, nosaltres vam arribar a la llacuna on acaba la glacera i des d’on es veu perfectament el Cerro Torre. Feia un vent de mil dimonis i pràcticament no s’hi podia estar, pel que després de fer 4 fotos vam tirar cap avall. Abans però, sangus per recuperar forces enmig del bosc mentre un ocell de la família de les àligues es passejava a tocar buscant qualsevol engruna que ens pogués caure.

Un cop al poble de nou, vam voltar una mica per informar-nos sobre com anar a El Calafate i els Ice Trek sobre les glaceres Perito Moreno i Viedma. Després de consultar a diversos llocs, ens van comentar que els dos estaven bé però que el Viedma era un glacera més agresta i salvatge que el Perito Moreno i que la passejada sobre el gel era més aventurera. Dit i fet, vam reservar el tour per l’endemà mateix.

Dia IV: Ice Trek a la glacera Viedma

L’últim dia a El Chaltén era per fer la caminada sobre el gel de la glacera Viedma. Actualment és la glacera més gran (en volum i longitud) de l’Argentina i, diria, que de l’Amèrica del Sud. Ho té de comprovar. Fa pocs anys que li va treure aquest honor a l’Upsala, degut a l’important retrocés que ha tingut aquests últims anys.

A les 11 havíem d’estar a la oficina d’on agafàvem un autobús fins al llac Viedma i des d’allà un catamarà fins a la glacera. Així doncs, vam tenir el matí per relaxar-nos, llevar-nos tard i fer un bon esmorzar.

La ruta en bus fins al llac va estar força bé. Un curt trajecte d’uns 35 min però que ens va permetre veure tot el massís del Parc Nacional, amb el Cerro Torre i el Fitz Roy junts per primera vegada.

Un cop al catamarà, 1h de navegació i vam arribar a la glacera. Sense ser el Perito Moreno, la paret de gel impressiona i veure-la de ben aprop, encara més.

Allà els passatgers del vaixell ens vam dividir. Els que simplement feien la navegació per veure la glacera es van quedar i els que anàvem a fer l’Ice Trek vam baixar directament sobre les roques.

Allà ja ens esperaven 3 monitors que, després d’explicar-nos 4 coses bàsiques sobre geologia i les glaciacions, ens van explicar allò que faríem.

El Viedma, com totes les glaceres d’aquesta zona neix al “Mar de hielo”, l’acumulació de gel més important del planeta, només per darrera dels 2 pols. D’allà néixen gairebé totes les glaceres de la Patagònia i algunes van cap a Xile i altres a la part Argentina dels Andes. Entre totes, la més llarg, la del Viedma, amb més de 65km de longitud i arribant al llac amb uns 2km d’amplada.

A diferència del Perito Moreno, el gel al Viedma està barrejat amb roques, fet que fa que no es vegi d’un blanc tant immaculat. Això és degut a la illa que hi ha just al mig i que el gel, mica en mica, va triturant al seu pas.

Tot i això és molt espectacular i no veure’n el fi, encara més.

La passejada però va ser una mica decepcionant. Vam perdre molt de temps entre explicacions, posar-nos els grampons, etc. I finalment vam caminar poc més d’1,5h. A més a més, va ser bastant “light” i no vam veure masses coses espectaculars. Una pena. Al final però, ens van obsequiar amb un Tia María amb gel extret del propi Viedma, turistada total però que entrava de meravella.

Alhora de tornar, enlloc d’anar a El Chaltén vam negociar que ens deixessin a El Calafate, així ens estalviàvem unes quantes hores i optimitzàvem el trajecte.

Cap a les 20:30 arribaven a El Calafate, població famosa per ser el punt de sortida dels autobusos que van a veure al famossíssim Perito Moreno, una de les principals atraccions turístiques del país. Però bé, això ja serà una altra entrada.

Per veure totes les fotos, feu click a El Chaltén i Glaciar Viedma

Del Bolsón a El Chaltén passant per Esquel i Trevellin

Com vaig comentar en l’entrada anterior, vam decidir marxar aviat d’El Bolsón per intentar començar a oblidar la mala experiència amb el robatori. La propera destinació que ens havíem marcat era Esquel.

Volíem parar a Esquel per 3 motius. En primer lloc, per no haver de fer tot el trajecte El Bolsón – El Chaltén d’una tirada. En segon lloc, per que hi ha el “Parque Nacional de los Alerces”, on es poden boscos amb alguns dels arbres més vells i grans del planeta. I, finalment, per que hi ha una ruta turística pel tren mític de vapor “La Trochita”.

Apart d’això, Esquel té poca cosa. No és un lloc on parin masses turistes i un dels pocs altres atractius que té és una petita estació d’esquí alpí.

Vam decidir anar a la oficina de turisme per preguntar preus per anar al Parc Nacional. Com encara estavem en temporada baixa, els serveis eren pràcticament innexistents. Un sol bus a les 7 del matí que sortia cada 2 dies. L’alternativa era llogar cotxe o anar-hi en taxi. Massa cares les dues. A més a més, des de feia 2 mesos, havia esclatat la floració d’una herba autòctona que estava colonitzant tot el parc. Es veu que és un succés rar i que passa cada 70 anys. Mala sort, no? A part d’algunes incomoditats que comporta l’accés de floració d’aquesta planta, es veu que el parc s’omple de ratolins i que s’ha d’anar bastant en compte per evitar malalties que transmeten aquests petits rosegadors.

Amb aquest panorama, vam descartar el tema parc. Al preguntar per fer la ruta turística amb el tren de vapor, una altra decepció. Només hi havia un servei setmanal els dissabtes al matí. Érem dissabte al migdia i, evidentment, no teníem ganes d’esperar una setmana allà.

Vam decidir que el millor seria tirar cap al Chaltén i vam anar a comprar els bitllets de bus. El trajecte era d’unes 30h i transcorre per la mítica Ruta 40 argentina. Una carretera quilomètrica que creua Argentina de Nord a Sud i que és l’equivalent a la Panamericana. Una d’aquestes carreteres de culte per amants de les caravanes, motoristes i “motxillerus” d’arreu del món.

El bus sortia a mitja nit, així que vam decidir buscar una activitat per omplir la tarda. Informant-nos de les coses a fer, vam descobrir que, ben aprop d’Esquel, hi havia la petita població d’origen gal·lès Trevellin. Sempre tindré una estima especial pel País de Gal·les, la seva gent i les seves tradicions i ens va fer gràcia saber que, tant lluny del seu país d’origen, aquí hi vivia una gent que havia mantingut vives tradicions que, fins i tot a Gal·les, s’havien perdut.

Així doncs, vam agafar un bus urbà i cap a Trevellin. El poblet té poca cosa però està ubicat a una zona realment preciosa. Prats verds, rius, rierols i muntanyes nevades envolten la petita localitat. La principal atracció és fer la Cerimònia del te en una de les dues cases de tè que hi ha.

La cerimònia del te gal·lesa va néixer quan els primers gal·lesos van arribar a aquesta terra. Amb falses promeses de trobar-hi una terra rica per cultivar i on hi abundaven els metalls preciosos, molts gal·lesos van venir-hi buscant fortuna. Al arribar però, es van trobar amb una terra hostil, amb un clima dur i on no es podien cultivar masses coses.

Amb els pocs ingredients que van ser capaços de cultivar, van inventar un conjunt de pastissos contundents que, juntament amb te, servien com a font d’energia i alimentació per combatre les dures condicions climatològiques. Ara bé, la cerimònia del tè no és el típic té amb pastes de les 5, aquí és tot un àpat i es realitza com a substitut del sopar.

Consisteix en: tè i llet sense limits, pastes i/o entreponts freds i calents salats i una selecció de 5 o 6 tipus de pastissos diferents. Com veieu, contundent, contundent.

La veritat és que ens va agradar força tota la cerimònia. El preu és un pèl excessiu però és el que s’ha de pagar per una experiència, avui en dia, turística com aquesta. A més a més, tots els ingredients eren 100% naturals, des de la llet, la mantega, les confitures i, evidentment, els pastissos. Estar a la Patagònia argentina, fent una cerimònia del té escoltant música celta en un restaurant decorat a l’estil gal·lès no té preu.

Després d’aquesta experiència vam tornar a Esquel. Ens havíem quedat sense pesos argentins i havíem llegit que a El Chaltén no hi havia caixers automàtics ni bancs i que un hi havia d’anar amb efectiu suficient. Malauradament era diumenge i les caixes de canvi estaven tancades. A més a més, nosaltres volíem canviar els dòlars a canvi de dòlar blue però no semblava que fós fàcil al no ser una localitat turística. Per sort, i després d’anar comerç per comerç preguntant si volien comprar dòlars, vam trobar un senyor interessat i vam poder canviar 400$ a 9.5. Perfecte!

Després d’això poca cosa més, a fer temps a la terminal d’autobusos fins que a la 1 de la matinada agafem el bus cap a El Chaltén, capital argentina de l’excursionisme.

Fent ruta per la carretera 40 un s’endinsa a la Patagònia Argentina real. És una estepa àrida sense pràcticament res i només tallada per la pròpia carretera que la divideix en dos. Entre cada indici de civilització passen centenars de quilòmetres. Com en tots els busos, vaig aprofitar per devorar alguns llibres més. Viatjar amb ebook és genial. No sé què hauria fet sense ell…

Com a anècdota, en una gasolinera perduda enmig del no res vaig veure un cartell que anunciava un concert de festa major d’una localitat oblidada de la zona. Entre els grups que hi participaven: “El dúo Pimpinela”. Boníssim. Pobrets, mireu on han acabat aquests. També em va fer gràcia que hi ha màquines expenedores d’aigua calenta per tot arreu i és que aquí, el mate és sagrat i tothom el porta a totes hores i a tot arreu: conduint, al carrer, a la feina, al restaurant, …en fi, curiositats d’un país llunyà.

De bon matí vam arribar a El Chaltén, però bé, això ja serà la propera entrada.

Per la resta de fotos, feu click a Esquel

De Bolsón à Chaltén en passant par Esquel et Trevellin

Au départ de Bolsón, notre bus a pris la route 40, la fameuse route qui traverse l’Argentine de Nord à Sud. Notre destination initiale était Esquel, mais ça n’a été finalement qu’une escale sur la route pour El Chaltén.

Après 3 heures de route, nous arrivions donc à Esquel. Notre idée était d’aller au parc national de los Aceres mais après avoir appris que le seul bus qui y allait partait le matin et qu’il n’y avait pas grand chose de plus à faire dans le coin, nous avons décidé de prendre le bus le soir même pour El Chaltén.

A Esquel, nous sommes quand même allé voir « la Trochita », le dernier train à vapeur grande distance qui était encore utilisé en Argentine il y a peu. Maintenant, elle ne fait que des trajets pour les touristes.

Ensuite, nous avons cherché pendant un moment un endroit où changer nos dollars à un taux intéressant. En effet, je ne vous ai pas expliqué : depuis la dernière crise financière et la dévaluation du peso argentin, les Argentins n’ont pas confiance en leur monnaie. C’est pour cela que tous ceux qui peuvent, achètent des dollars américains à un taux bien supérieur à l’officiel. Ce dernier est aux alentours de 1$=5,95 pesos et le « dollar blue » (nom donné au taux de change alternatif) peut atteindre 9,5 voire 10 ou 11. Ce qui est incroyable, c’est que ce taux évolue et peut être consulté sur internet. C’est une sorte de taux illégal toléré. En tout cas, c’est le paradis des touristes pour qui le coût de la visite en Argentine revient à presque moitié prix !

Alors que tout le monde nous avait dit qu’il était si facile de changer à ce taux et que nous avions trouvé rapidement à Bariloche, nous nous sommes retrouvés presque coincés à Esquel. Après avoir demandé à 4 ou 5 commerces, nous avons trouvé le propriétaire d’un garage qui nous a acheté nos dollars « pour sa femme » car « c’est elle qui économise ». Sauvés !

L’après-midi, pour patienter avant le bus de nuit, nous sommes allé à Trevelin, un petit village proche d’Esquel. Ce qui nous a donné envie d’y aller était la tradition des thés… En effet, cette région a été peuplée par les Gallois qui sont bien entendu venus avec leur traditionnel thé. Mais les conditions de vie étant assez difficile, les recettes et les coutumes se sont adaptées. Avec les quelques ingrédients disponibles, les femmes galloises ont inventé le « cake noir », à base de fruits secs et d’alcool. Puis s’est développé l’habitude de partager un moment en famille autour de thé et de différents gâteaux, dans l’après-midi. Cette tradition s’est perpétuée au fil des années et deux familles d’origine galloise proposent désormais aux touristes de découvrir cette tradition dans leur « maison du thé ».

Bien que nous n’ayons pas très faim, nous avons craqué pour la cérémonie du thé, qui nous servirait aussi de dîner. Et ça en valait la peine : une table remplie de gâteaux tous délicieux et accompagnés de scones et, bien sûr, de thé à volonté.

Après nous être « pétés le bide », nous sommes retournés à Esquel et nous avons attendu notre bus dans la cafétéria de la gare routière, qui avait le Wifi.

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