Sudamerica

Tierra del fuego : de Punta Arenas à Ushuaia

Après le trek de Torres del Paine, nous sommes restés deux jours à Puerto Natales pour nous reposer et surtout pour attendre le ferry que nous voulions prendre. Nous en avons profité pour vendre notre petite tente au même prix auquel nous l’avions acheté ! Merci les prix boliviens ! 🙂

De Punta Arenas à Puerto Williams : navigation en Patagonie australe

Deuxième jour de repos, en fin d’après-midi nous prenons à nouveau le bus pour Punta Arenas. Par chance, celui-ci accepte de nous laisser au bord de la route, juste en face du port. Là-bas, nous devions encore attendre 1h30 avant l’heure à laquelle on nous avait dit d’être au port : minuit. Le départ du ferry était prévu pour 1h du matin. Mais on ne trouve rien au port, le terminal est fermé, il y a peu de lumière. Au final, on se fait accueillir par les agents de sécurité de la zone militaire. Il y a des zones militaires de partout au Chili et en Argentine, impressionnant ! Bref, très sympas, ils nous offrent du café et nous laissent attendre notre bateau au chaud.

Vers 1h, on voit un bateau arriver. On se dirige vers l’embarcadère mais on nous dit que ce n’est pas notre bateau, qu’il arrive. En effet, quelques minutes après, un autre ferry arrive. Les passagers descendent, les voitures et camions également. On nous fait attendre une bonne vingtaine de minutes sous la pluie et dans un froid glacial puis on nous fait monter. Nous sommes 9 passagers uniquement : 2 Allemandes, un Espagnol, une Chilienne et ses deux enfants et le conducteur du camion transportant du gaz, au milieu du ferry.

Nous payons nos tickets pour le « semi-lit » mais, comme nous sommes si peu, on nous laisse aller dans la partie « lit ». Il n’y a pas de cabine mais juste un espace avec des sièges type bus qui se couchent complètement, comme un lit. L’étage en dessous, il y a des tables pour les repas. 4 toilettes et 4 douches et voilà, le reste du bateau étant occupé par les camions.

Bien que plus cher et plus long, nous avons choisi le ferry au lieu du bus pour profiter du paysage et innover un peu dans nos transports. Au niveau confort, il n’y pas photo : nous sommes super bien dans ce bateau !

Vers 2h et quelques, le bateau n’avait pas encore démarré mais on décide de dormir quand même car nous ne voulions pas trop dormir de jour, pour profiter du paysage.

J’ai super bien dormi et le petit déjeuner a été servi juste au réveil. Tout le sur de la Patagonie chilienne est composé d’une multitude de petites îles peu espacées, ce qui fait que la mer est plutôt calme. Juste à un moment, où nous étions à mer ouverte, ça a agité un peu trop mais c’est vite passé.

On s’est bien occupé pendant le trajet et on est souvent sorti admirer le paysage car il ne faisait pas si froid. Le paysage changeait régulièrement : parfois des îles de type granite, parfois avec des montagnes enneigées… Nous avons passé du temps à chercher des baleines mais en vain… il faut savoir regarder là où il faut au moment où il faut ! Par contre, nous avons eu la chance de voir des dauphins ! Noirs et blancs, ils ont nagé à côté du bateau alors qu’on était à l’intérieur. Lorsqu’on est sorti, ils avaient disparus. Mais nous avons vu un lion de mer surfer sur les vagues créées par le ferry ! 🙂

La journée sur le bateau est vraiment passée vite ! Ecriture du blog, repas, jeux sur le téléphone, lecture, sieste et balades sur le pont… La deuxième nuit est vite arrivée… et vite passée également. Francesc m’a réveillé super tôt sous prétexte qu’on allait arriver car on venait de passer devant Ushuaia. En général, le Chili se trouve à l’Est de l’Argentine… mais ce que peu de gens savent, c’est qu’il se trouve également au Sud. A la pointe du continent, une petite partie du Chili passe sous l’Argentine. Ushuaia, communément appelée la ville la plus australe du monde, n’est pas vraiment la plus au sud : il y a Puerto Williams ! Ces deux villes sont séparées par le canal de Beagle et Puerto Williams se trouve sur une île alors qu’Ushuaia est sur le continent. Pour la défense de la ville argentine, Puerto Williams n’est pas vraiment une ville mais plutôt un village qui entoure une importante base militaire. Le village appartient à la commune du cap Horn, encore plus au sud !

La navigation sur le canal de Beagle était magnifique : l’eau était si paisible qu’on avait l’impression d’être sur un lac. Les montagnes soupoudrées de neige avaient une réflexion parfaite dans l’eau. On arrivait sans avoir vraiment envie de débarquer…

Vers 7h du matin, nous sommes arrivés à Puerto Williams.

Puerto Williams : la ville la plus au sud du monde

Accompagnés de l’homme des Canaries, nous avons passé la matinée à chercher un moyen de traverser le canal de Beagle jusqu’à Ushuaia. C’est pas si facile, bien que la côte argentine paraisse si proche ! La fille de l’office de tourisme a même ironisé « à Puerto Williams on arrive facilement mais c’est impossible d’en repartir ! ». C’était une Estonienne qui était venue en vacances… et ça faisait un an qu’elle était là ! Finalement, le seul moyen de traverser est un bus + bateau à 115$. Le trajet à Puerto Williams nous aura coûté cher !

Après avoir acheté nos tickets pour traverser le lendemain, nous nous sommes installés dans le meilleur hostel du voyage : El Padrino. Il est tenu par Cecilia, une femme avenante et souriante qui s’est donnée pour mission d’être la maman de tous ses hôtes, donc être au Padrino, c’est un peu comme être chez soi. Grâce à sa bonne humeur et son bagoue, tout le monde se parle et se sent bien.

L’après-midi, Francesc est parti avec une fille de Singapore qui rit tout le temps pour aller voir une montagne proche de la ville. Moi, j’ai décidé de me limiter au musée de la ville : un magnifique musée moderne gratuit présentant la vie des Yaganes, les indigènes présents avant la colonisation. Le musée est aussi l’un des seuls endroits de la ville à offrir internet, et ce gratuitement.

Les Yaganes étaient vraiment un peuple particulier. Proches des Incas physiquement, ils vivaient à moitié nus et faisaient du feu partout et tout le temps pour se réchauffer, même dans leurs canoés ! C’est pour cela que la pointe sud de la Patagonie s’appelle la Terre du Feu, car les premiers explorateurs ont été surpris de voir du feu partout. Ce peuple vivait de la chasse et de la pêche. Les femmes allaient pêcher des crustacés en marchant dans l’eau et, pour ne pas mourir de froid, elles s’enduisaient le corps de graisse de phoque. Ils avaient également de nombreuses légendes rigolottes. Dans les premières descriptions écrites retrouvées, il y en avait une de Darwin qui n’en a dit que des horreurs, expliquant que ce n’était pas vraiment des humains mais plutôt des bêtes sauvages. Forcément, les missionnaires se sont emparés de ces pauvres bêtes, les ont vêtus et leur ont donné une autre nourriture… et ils sont vite morts. Il reste environ une quarantaine de descendants yagans mais beaucoup sont mélangés à la population chilienne.

Le soir, nous sommes restés au Padrino et nous avons bien fait : l’ambiance était au top ! J’ai beaucoup discuté avec la fille de Singapore et un Québecois. Il y a également deux garçons militaires qui sont venus se joindre à la fête : l’un est dentiste et l’autre marin. Le second ne faisait que nous parler de ses voyages car il a pu faire le tour du monde grâce à l’armée. Ils étaient également bien sympathiques. Ils nous ont expliqué qu’il y a quelques années, le Chili et l’Argentine ont failli démarrer une guerre dans le canal Beagle à cause de 3 îles dont chaque pays réclame la propriété. Apparemment, c’est le Pape qui aurait stoppé les bateaux qui étaient déjà sortis de chaque côté ! On a passé une excellente soirée et, rien que pour El Padrino, on ne regrette pas notre choix de passer par Puerto Williams !

Ushuaia : un autre genre de bout du monde

Le lendemain matin, nous avons traversé le canal Beagle avec une petite dizaine de personnes. Le paysage était vraiment joli : plein de montagnes légèrement enneigées. Le cadre qui entoure Ushuaia est vraiment magnifique. Par contre, Ushuaia est une grande ville, très, très touristique qui ne donne pas vraiment l’impression d’être au bout du monde, comme Puerto Williams.

Je ne vais pas pouvoir m’étendre beaucoup plus sur Ushuaia car le jour de notre arrivée, nous avons pris rendez-vous avec le couple de Catalans pour déjeuner… et nous sommes sortis du restaurant à 22h !! Quand je disais que nos discussions sont interminables ! Et le lendemain, nous partions à l’aube pour le nord (et oui, il nous reste peu de jours, nous devons faire vite !).

Pour voir toutes les photos, cliquez surFerry Puerto Williams et Puerto Williams

Ruta en ferry de Punta Arenas a Puerto Williams i pas cap a Ushuaia!

Aquesta entrada “resumeix” diversos dies que hem passat per la Terra del foc. Començant per Xile i tornant a passar a Argentina.

Però primer, una mica de cultura. Sabeu per què és diu Terra del foc? No? Doncs avui aprendreu una nova cosa. Resulta que la població indígena d’aquesta zona, els Yaganes, utilitzaven molt poca roba. Bàsicament anaven amb un “taparabus” fet de pell. Per protegir-se del fred, es cobrien el cos d’oli i grassa de balenes, dofins i lleons marins i encenien focs a tot arreu. El foc era un element indispensable per la seva subsistència i a tot arreu on anaven (eren nòmades) hi portaven un foc. Fins i tot en feien a les canoes quan anaven a pescar.

Els primers exploradors que van arribar a aquesta zona no paraven de veure focs per tot arreu: a les canoes enmig del mar, als boscos, a les platges, etc. I d’aquí el nom de “Terra de foc”.

Bé, comencem el relat. Després del trekking de Torres del Paine volíem anar cap a Ushuaia. En la planificació del viatge havíem vist un parell d’alternatives: anar-hi en un vaixell des de Punta Arenas o en bus des de Puerto Natales. Gairebé havíem descartat la primera pel seu alt preu però vam decidir trucar per saber el preu exacte.

11:45h, truquem. Ens diuen que val gairebé la meitat del que pensàvem però que surt en 2 dies. Umm…ens ho hem de pensar. Li pregunto fins quan el podem reservar: les 12:00h. Vaja…no hi ha temps per pensar…som-hi!!!

Com no podíem comprar-lo, la noia ens va dir que ens presentéssim a les 12 de la nit al port de Punta Arenas i que paguéssim al mateix vaixell. El barco sortia a la 1 del matí i ella ja els avisaria.

Així doncs, teníem gairebé dos dies per fer el “vago” per Puerto Natales. Ben mirat, després de 4 dies caminant no estava tant malament. Vam decidir relaxar-nos, aprofitar per rentar roba i escriure el bloc que el teníem oblidat. A més a més, vam decidir vendre la tenda i les dos “colxonetes” que havíem comprat a La Paz. Després de visitar algunes botigues on llogaven equip d’acampada i que pensàvem que hi podrien estar interessats, vam trobar un lloc que ens la va comprar a un preu molt bo. Al final, després d’haver-la utilitzat per més d’un mes, la vam vendre per més calers del que l’havíem comprat. Negoci rodó, tan per nosaltres com la botiga ja que va comprar una tenda pràcticament nova a un bon preu. És el que té comprar bon equip a Bolívia, on tot valia la meitat de preu que aquí ;). Això, més seriosament, podria ser un negoci…no massa legal, però negoci al cap i a la fi ;).

A les 19h de l’endemà agafàvem un bus cap a Punta Arenas (novament!). Ja al bus li vam comentar al conductor si ens podia deixar directament al port i evitar haver-hi d’anar a plena nit. No hi va posar cap inconvenient i cap a les 22:30h ja érem allí.

Carregats com burros vam anar cap a la oficina per fer temps fins que el vaixell sortís. Mentre caminàvem ens sorprenia una mica veure la tranquilitat que es respirava. Allà no hi havia ningú: zero cotxes, zero vianants, tot tancat…Al arribar a la oficina…tancada!. Umm…què està passant aquí??? :).

Vam anar a preguntar a uns vigilants d’un edifici de l’armada xilena que hi havia per allà (el port és principalment militar) i ens va dir que no sabien res del vaixell, que només sortia un cop per setmana i mai els dimecres. Ai, ai, ai…Ara bé, després de mirar-ho a Internet va veure que si que n’hi havia un. Tot sorprès, es veu que era bastant inusual, ens va dir que podíem esperar allà mateix. Un parell de sofàs, endoll per connectar el portàtil i ens inviten a cafè. Perfecte.

A les 00:45h va començar a haver-hi moviment. Vam anar cap allà i un vaixell s’acostava. Esperançats preguntem: “és el vaixell que va Puerto Williams?”. Resposta: no. Ai, ai, ai…. Tot i això, 20 minuts després va aparèixer el nostre “vaixell”. Finalment era un ferry més de càrrega del que esperàvem però un cop a dins, bastant bé.

Vam comprar el ticket amb butaca semi-llit. Per endavant teníem 33h de navegació passant per estrets entre fiords, glaceres que donen al mar, innumerables illes i carenes muntanyoses com la Serralada Darwin.

Puerto Williams, el nostre destí, és una petita localitat molt jove que va néixer com un assentament militar. Des de la “qüasi-guerra” entre Argentina i Xile del 1978, hi ha presència militar permanentment i, mica en mica, la població civil ha anat creixent.

Al ferry, en total, érem 9 passatgers, 5 dels quals turistes. La resta, conductors de camions que portaven gas a Puerto Williams i altres locals d’allà. Veient el panorama, el responsable de bord ens va deixar ocupar la sala de butaques llit. Perfecte!

El transport és senzill i els àpats que donen també, però per nosaltres va estar la mar de bé despreocupar-nos de sangus i esmorzars durant 2 dies.

Nosaltres volíem fer el trajecte en vaixell per gaudir dels paisatges i veure si podíem veure balenes, dofins i altres animals marins.

Finalment, al cap de 30h de navegació vam veure: dofins (només 3), lleons marins fent surf amb les onades que feia el vaixell i diversos ocells. Ni rastre de balenes. Ohhh….

En quan a paisatge, va ser força espectacular. En la majoria de trams veiem costa als dos costats i és que el vaixell s’obre pas per autèntics estrets enmig del mar. Només en un petit tram es navega a mar obert i la veritat és que es nota bastant el canvi per que el vaixell comença a moure’s més…

Com us dic, els paisatges van ser molt espectaculars però ens vam perdre les glaceres caient al mar que hi ha ja un cop dins el Canal de Beagle. Ohhh…Hi vam passar en plena nit i clar, ni que ens haguéssim llevat hauríem vist res. Apart d’això, el viatge va ser fantàstic i és 100% recomanable a l’alternativa en autobús.

Puerto Williams, l’autèntica fi del món

Un cop a Puerto Williams, municipalitat del famossíssim “Cabo de Hornos”, tothom ens mirava amb cara de sorpresa. La gent ens preguntava d’on i com havíem arribat. Allà, com a Punta Arenas, ningú sabia que el ferry portava passatgers. Després vam aprendre que el vaixell teòricament no hauria d’haver portat turistes ja que transportava dos camions plens de gas i gasolina…:D

A diferència d’Ushuaia, Puerto Williams si que és el “cul del món”. És una localitat minúscula i que sembla perduda en el temps. Normal si es té en compte que és el municipi més al sud de la terra i el més proper a l’altàrtica. Des de Puerto Williams hi ha menys de 1.000km i hi ha serveis en velers per anar-hi, això si, a partir de 7.500 dòlars per 6 dies. Un luxe fora de l’abast del nostre pressupost de “motxillerus” 😉

Com us deia, a Puerto Williams es respira un ambient d’aquests que hi ha únicament a les poblacions que estan aïllades de la resta del món. Les cases semblaven velles tot i no tenir gaires anys, la gent et mira sorpresa de veure’t i tota la seva població és com una gran família.

El primer que vam fer va ser preguntar com anar a Ushuaia. L’estret que les separa, el Canal de Beagle, no té ni 3km d’ample i pensàvem que seria relativament fàcil creuar-lo. Greu error. La resposta que vam obtenir va ser: “A Puerto Williams es un sitio dónde se llega pero no se puede salir”. Considerant que qui ens ho deia era una noia polaca que portava “atrapada” allí 1 any va fer una mica de mal “yuyu”.

Nosaltres sabíem de l’existència d’un servei més o menys oficial que portava gent però també sabíem que era molt car. Ara bé, ens havien comentat que hi havia pescadors i propietaris de velers que et creuaven per pocs calers o fins i tot gratuïtament i per aquest motiu vam anar cap al club marítim a provar sort. Allà, res. Ens van dir que cap tenia previst sortir en els propers dies, com a molt aviat, en 5 dies, però no era segur.

Com que el servei oficial no creuava aquell dia, vam decidir reservar per l’endemà.

El que al principi semblava una pèrdua de temps va resultar en una de les millors experiències del viatge. A l’hostal on vam anar, El Padrino, ens hi vam trobar realment com a casa. Tant la Cecília (una dona fantàstica i increïble que transmetia energia i positivisme a tothom) com els altres hostes de l’hostal van resultar una gent fantàstica i amb les que vam passar una tarda i una nit petant la xerrada i intercanviant experiències.

Abans però, un cop dinat, jo vaig aprofitar que la Sarah, una noia de Singapur que reia cada 45 segons, anava a pujar un petit turó proper per anar amb ella. Al turó no hi vam arribar per que ens vam perdre 4 o 5 vegades però la ruta va estar força bé i, fins i tot, vam anar a petar en antics camps d’entrenament militar de l’exèrcit xilè. Tota una experiència!.

Com us deia, el sopar i les copes de després van estar molt bé i mica en mica s’hi va anar afegint gent de fora del hostel, entre ells, un parell de “marines” xilens que ens van posar les dents llargues al explicar-nos tots els països pels quals havien anat. I això que no tenien ni 26 anys…

Cap a Usuhuaia!
A les 9h del matí fèiem els tràmits rutinaris a la duana xilena per tal de poder sortir del país legalment. Una hora de furgoneta i 45 minuts de navegació en barca després ja érem a Ushuaia.

Ushuaia em va sorprendre, principalment, per dos motius. Un de bo i un de dolent. El bo, la seva ubicació. Impressionant. A la vora del Canal de Beagle i rodejada de muntanyes nevades (havia nevat feia 2 dies) gaudeix d’una de les ubicacions més increïbles que hi ha. La dolenta, no té cap aire a fi del món. És gran, plena de turistes, hotels, restaurants…un no respira que s’estigui a una latitud tant austral i perd la gràcia que aquest fet comporta. Crec que ha sobreexplotat el fet d’anomenar-se “ciudad más austral del mundo” i que, apart de ser mentida, ha fet que creixés més del compte. Innumerables turistes venen aquí únicament per dir que hi han estat, fer una creu al seu roadmap i continuar cap al següent “checkpoint”.

Dit això, l’entorn d’Ushuaia és fantàstic. Pels amants de la muntanya és un lloc perfecte i està ple d’activitats a realitzar. Principalment, pel parc nacional que hi ha al seu costat. El canal Beagle és un altre dels seus atractius ja que és fàcil veure-hi vida marina. Finalment, Ushuaia també s’ha convertit com el port de sortida dels, cada cop més, freqüents vaixell que van a l’Antàrtica.

A Ushuaia poca cosa hi vam fer. Un cop ubicats a un alberg força econòmic, vam quedar amb el Jordi i l’Esther. Ells hi portaven prop de 4 dies i encara s’hi quedaven dos més. Nosaltres, en canvi, marxàvem l’endemà i pels pèls!. Ushuaia, com rep tants visitants, és un lloc del qual costa sortir. Hi ha un parell de companyies d’autobusos que sempre van plenes i un aeroport amb vols que, o tens el bitllet des de fa temps, o t’eixuguen la cartera.

Com veníem escarmentats de Puerto Williams, el primer que vam fer va ser mirar quan podíem marxar. En principi volíem estar-hi un parell de dies però després de comprovar que no hi havia places en autobusos ni pel dia que volíem ni pels 3 següents, vam decidir marxar l’endemà a primera hora. Per sort, quedaven 4 places. Buff! Menys mal per que si no ens hi hauríem quedat fins al 22-23 i amb seriosos problemes per arribar a Buenos Aires el 24.

Amb els catalans vam anar a dinar a un lloc d’especialitats argentines. Hi vam entrar a les 15h i no en vam sortir fins a les 22h. Entre el dinar, unes birretes tot fent petar a xerrada sobre el viatge, la situació Catalunya – Espanya, les feines, etc. el temps ens va volar. I vam parar per que vam mirar la hora per que ni ens havíem adonat que era tant tard i és que el fet que fos de dia a les 22h tampoc ajudava. Ens vam acomiadar d’ells quedant per veure’ns de nou a casa nostra. Ens deuen unes classes professionals d’ski carving tot i que no crec que em converteixin a palilleru de nou ;).

Així doncs, d’Ushuaia no puc explicar gaire cosa més. Això si, he passat la nit més curta de la meva vida i una de les més curtes que es poden viure. Es va fer fosc passades les 23h i a les 4h del matí ja sortia el sol.

Per veure la resta de fotos (no en trobo moltes del ferry :S) feu click a Ferry Puerto Williams i Puerto Williams

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