Sudamerica

Buenos Aires. Part II


La Boca

On nous avait dit que la Boca était l’un des quartiers les plus dangereux de Buenos Aires mais qu’il faut y aller quand même. Règle numéro 1 : ne pas sortir des rues touristiques. On se demandait si on allait les reconnaître mais une fois là-bas, il n’y a pas de doutes : ce sont celles qui sont remplies de restaurants avec des danseurs de tangos, de boutiques de souvenirs et de maisons de toutes les couleurs. A l’origine, la Boca était un quartier pauvre de marins et travailleurs du port, qui se trouve à côté. Comme personne n’avait d’argent pour peindre sa maison, ils récupéraient la peinture restante du port, celle qui avait servi à peindre les bateau. Cette peinture, bleue par exemple, leur permettait de peindre une partie de la maison. La partie suivante serait peinte avec du rouge ou du jaune… en fonction de ce que le port fournirait ! Ces maisons multicolores qui était le fruit de la pauvreté à l’époque sont maintenant la principale attraction du Caminito, la rue principale de la Boca.

L’ambiance, bien que très touristique, est très joyeuse et agréable et on ne ressent pas du tout l’insécurité, malgré les multiples voitures de police qui patrouillent en permanence.

Ensuite, nous sommes allés au marché de San Telmo, un marché d’antiquité. Puis en sortant, nous avons descendu la looooongue rue dans laquelle se tient la feria de San Telmo chaque dimanche. On y vend de tout et j’y ai acheté plein de souvenirs !

L’après-midi, on a continué avec les achats de souvenirs mais cette fois dans les rues commerçantes fréquentées par les Porteños (nom des habitants de Buenos Aires).

Puis le soir, nous avons invité Oscar et Alicia à diner dans un restaurant buffet asado argentin, Siga la vaca. Très bon, on s’est pèté le ventre ! 😉

Dernier jour à Buenos Aires… ou pas

En ce dernier jour, nous avons dû prendre pas mal de temps pour organiser les bagages. On n’échappait pas à la règle du sac à dos 2 fois plus chargé au retour qu’à l’aller !

Notre vol n’étant que le soir après 22h, nous avons fait un dernier tour en ville. Nous nous étions renseigné auprès du personnel de l’hostel pour aller à l’aéroport. Ça paraissait simple : un bus direct depuis la rue d’à côté et qui mettait environ 40 minutes, “comptez une heure en heure de pointe”. Allez, comptons 1h30, on sera tranquille.

C’est donc un peu plus d’1h30 avant l’heure à laquelle nous voulions arriver à l’aéroport que nous quittons l’hostel, sac au dos, pour prendre le bus. Au bout d’une demi heure dans le bus, celui-ci se retrouve coincé dans un embouteillage, au milieu de la ville. On s’aperçoit que c’est parce qu’une rue est bloqué par des containers en feu. On apprend par les passagers que la ville souffre de panne d’électricité depuis plusieurs semaines et que les gens, n’en pouvant plus, sortent râler dans la rue. Un peu stressés, on se rassure quelques minutes après, lorsque le bus arrive à sortir de l’embouteillage et continue sa route tranquillement. Au bout d’un moment, je m’étonne de voir autant de gens monter sans valise car on ne devrait plus être loin de l’aéroport. Francesc, pas à l’aise, me dit d’aller demander au conducteur combien de temps il reste. J’y vais et il me dit “une heure, une heure et demi”. Oups. En voyant mon visage décomposé, Francesc comprend de suite qu’il faut vite sortir du bus et trouver un taxi. Sauf qu’on n’a aucune idée d’où on est !

 Le chauffeur nous dit qu’il nous laissera descendre dès qu’on arrivera dans une grande avenue où on aura une chance de trouver un taxi. 3 minutes après c’est ce qu’il fait et nous trouvons très vite un taxi que nous arrêtons. Nous lui disons, assez stressés, “à l’aéroport s’il vous plait”. Et là, le chauffeur, un homme d’une cinquantaine d’années, nous répond “ce n’est pas possible d’aller à l’aéroport, tout est bloqué” et il redémarre, nous laissant en panique sur le trottoir. A peine le temps de reprendre nos esprits qu’on arrête un second taxi qui nous dit ok pour aller à l’aéroport. On le prévient que le précédent nous a dit que tout était bloqué et qu’on était pressé alors il dit “je m’engage à vous emmener à l’aéroport et que vous ne ratiez pas votre avion”. Les 20 minutes suivantes ont été assez surréalistes : entrée de l’autoroute bloquée à chaque fois qu’on essayait d’y entrer, accélérations terribles dans des quartiers perdus de Buenos Aires, rues en sens interdit, zones industrielles en pleine nuit… Bref, j’ai rongé au moins 3 de mes ongles. Mais il a réussi, notre chauffeur nous a sorti de ce pétrin, un vrai héros. On lui a donné presque tous les dollars qu’il nous restait en guise de pourboire, il n’en revenait pas.

Une vraie aventure ce trajet… tout ça pour rien. Après avoir enregistrer les bagages, passé la douane et attendu 1h30, on nous dit que le vol est retardé au lendemain 16h. Là, c’est le drame. Nous devions arriver le 31 décembre vers 14h à Madrid… finalement nous allons tous passer le réveillon dans l’avion. Pour nous ce n’était pas dramatique, mais certaines personnes étaient vraiment très tristes (familles pas vues depuis des années…).

Les heures suivanteont été plutôt très longues…Queue pour repasser la douane dans l’autre sens, queue pour le comptoir Iberia pour qu’ils nous expliquent ce qu’on va faire, queue pour le bus qui nous ramène au centre de Buenos Aires, dans un hôtel 4 étoiles, queue pour rentrer dans l’hôtel et enfin, attente de 2h à table avant qu’on nous apporte deux petites empanadas vers 4h du matin. Décalqués, nous avons dormi quelques heures jusqu’à un bon petit déjeuner puis rebelotte : bus jusqu’à l’aéroport, queue pour l’enregistrement, queue pour faire la dénonce à Iberia, queue à la douane, etc.

La côté positif de ce genre de situation est qu’on parle plus facilement avec nos voisins et on a rencontré des gens sympas. Nous sommes partis vers 16h et nous avons juste eu droit à une interruption du film pour entendre “Mesdames et Messieurs, juste pour vous dire qu’il est minuit à l’heure espagnole alors bonne année à tous”. Ah, bah bonne année ! On est quand même allé cherché du cava (ouf, c’est du Codorniu !) mais bon, l’ambiance n’était pas vraiment à la fête.

Le 1er janvier 2014, vers 13h, nous sommes arrivés à Barcelone, à temps pour le repas dans la famille de Francesc. La tête encore de l’autre côté de l’Atlantique, fatigués mais heureux, nous allions jour après jour nous réadapter à la vie ici. Ça y est, c’est fini… jusqu’à la prochaine aventure !

Pour voir toutes les photos, cliquez sur Buenos Aires II

Buenos Aires: Part II

Després de gairebé 3 mesos, tornavem a Buenos Aires per passar-hi els dos darrers dies del nostre viatge.

Han estat molts dies, molts autobusus, mil i una activitats i poc temps per descansar i relaxar-nos, així que els dos últims dies ens els vam prendre per fer tot allò que no havíem fet fins llavors: comprar souvenirs i passejar sense rumb fent el turista.

Els primers dies a la capital argentina ja havíem visitat els principals atractius del centre de la ciutat. Pels dos últims dies volíem visitar la Boca, comprar coses al mercat a l’aire lliure de la Feria de San Telmo i conèixer el nou barri de Puerto Madero.

La Boca

Després d’informar-nos a l’hostal de com arribar al barri de La Boca i com evitar els seus perills, vam agafar l’autobús urbà que et deixa a tocar de El Caminito, emblemàtic carrer de La Boca i un dels principals indrets turístics de la ciutat.

Hi vam arribar força aviat i els diferents restaurants que hi ha al llarg del carrer tot just començaven a preparar les taules que, hores més tard, omplirien turistes amb ganes d’asado i de veure espectacles de tango en directe.

Nosaltres vam aprofitar les primeres hores i els pocs turistes que hi havia per fer les fotos de rigor als balcons amb personatges històrics de la història argentina com Maradona, Perón, Evita, Gardel o el Ché i a les parets multicolor dels seus edificis.

Com anècdota, saber que l’orígen de les parets multicolor que avui en dia fan famós el barri, es van crear inicialment amb un objectiu força diferent. La Boca, considerat el barri més antic de la ciutat i on mariners i treballadors rel·lacionats amb el mar s’hi van instal·lar just arribar d’Europa, es va convertir ràpidament amb un dels barris més baixos i pobres de Buenos Aires. Es veu que, com els seus habitants no tenien diners per pintar les cases, utilitzaven els pots de pintura sobrants de pintar els vaixells. Si un dia sobrava vermell, doncs pintaven la porta d’aquest color, si més endavant sobrava blau, doncs torn per la finestra i així, mica en mica, podien pintar tota la casa. Tots els habitants feien el mateix i, com a resultat, avui en dia la majoria de carrers del caminito presenten aquesta multitud de colors a les seves parets que li donen un toc especial i atrauen els turistes. Curiós, eh?

Després del caminito vam anar a visitar La Bombera, santuari de Boca Júniors i estadi de futbol mític a nivell mundial. Està a tocar del caminito però caminant els pocs metres que els separen, ja s’intueix el perque de les advertències que tothom et dona al visitar el barri. Just un parell de carrers fora del caminito, una banda de joves amb pintes poc recomanables, ens va obligar a canviar de ruta per arribar a l’estadi de forma segura. Després de El Bolsón, tota mesura és poca…

Caminant pels carrers ja es comença a veure que el Messi, mica en mica, comença a esdevenir una figura icoònica del país i apareix en estàtues, graffitis i mil un souvenirs. Això si, molt lluny de l’ídol local i semi deu argentí: Maradona.

Després de la boca vam agafar un altre autobús per anar a la Feria de San Telmo, el mercat a l’aire lliure més gran de Buenos Aires i que té lloc els diumenges. És famós per les atigüetats però avui en dia s’hi troba qualsevol tipus d’objecte i a preus realment interessants. No sé quants quilòmetres tenia el carrer on hi havia les paradetes però crec que vam estar passejant mínim 2 hores….llargíssim, vaja.

Després vam decidir anar al hostel a dinar per poder agafar els dòlars que ens quedaven i anar al centre modern de la ciutat a fer compres per la tarda. Apart de ser l’eix comercial de Buenos Aires, hi ha un munt de persones que es dediquen a canviar pesos argentins al preu del mercat negre, cosa que necessitàvem per poder comprar les 4 coses que ens faltaven.

Així doncs, la tarda la vam dedicar a passejar per on van els Porteños a fer compres i a visitar algunes atraccions de la zona, entre elles, la llibreria Ateneo. Considerada una de les 3 millors llibreries del món, està ubicada en un antic teatre d’òpera. És simplement magnífica, tant per l’edifici com per la cura que tenen per presentar els llibres i l’ambient que s’hi respira. Una visita obligada per tot aquell que visiti Buenos Aires.

Per la nit, vam tornar a quedar amb l’Oscar i l’Alicia per visitar Puerto Madero i fer un autèntic asado argentí al Siga la Vaca. Un restaurant buffet lliure amb graellada argentina de tot tipus de carn, aquest cop si, boníssimes. A més a més, un litre de beguda per cap, sigui la que sigui. No està malament, eh?

Amb ells vam passar la última nit a Buenos Aires i la última del nostre viatge o així ho pensàvem llavors…

Últim dia del viatge!!! (Si? segur?)
Ja està. Ja arribat. Tres mesos després de començar l’aventura a Perú, preparàvem la maleta per últim cop. Propera destinació: Barcelona. Snif, Snif…

Amb una mica de nostàlgia però amb moltes ganes d’arribar a casa per passar el cap d’any amb la família, vam anar encabint, com vam poder, totes les coses a les motxilles. Souvenirs, roba nova, algun llibre, menjar…tots els viatges són iguals i sempre acabes tornant amb més pes del que portaves al començar. Nosaltres no érem una excepció i va costar poder-ho posar tot dins les dues motxilles.

Un cop tot preparat, vam dedicar el dia a passejar de nou per la ciutat i per fer algunes compres d’última hora.

Teníem el vol a la nit pel que teníem tot el dia per acabar les coses pendents, actualitzar el bloc, editar les fotos, etc.

Vam preguntar al responsable del hostel quan necessitàvem per anar a l’aeroport Ens vam comentar que havíem d’agafar el bus número 8 i que, anant bé, trigava uns 40 minuts. D’entrada, ens va semblar molt poc, tenint en compte que Buenos AIres és una ciutat gegant i que l’aeroport internacional no es troba al centre precisament.

Nosaltres vam ser conservadors i vam decidir marxar un parell d’hores abans. Més del doble de temps hauria de ser suficient, no?

Ben carregats vam anar fins a la parada del bus. Primer bus número 8 que para, ens diu que no va a l’aeroport. No passa res, tenim temps. Segon bus, tampoc va cap a l’aeroport…què coi passa? Preguntem i ens diuen que no tots hi van, però que en 10 minuts en passa un segur. OK, cap problema.

Arriba el bus, pugem i ens dediquem a mirar per la finestra les últimes coses del nostre viatge. Poc després però, el bus queda atrapat en un embús impressionant. Miro per la finestra però no veig el motiu, poc després però, al girar a un nou carrer ho entenc tot: unes barricades cremen enmig d’un carrer principal i tot el trànsit es desvia per carrers secundaris. Ai, ai, ai… A Buenos Aires, fa 3 setmanes que la meitat dels barris perifèrics estan sense llum i la gent, tipa de veure que no s’arregla res, ha començat a perdre la paciència i a sortir al carrer protestant i intentant causar el màxim de caos possible.

Tot i això, el bus torna a agafar el ritme normal i va creuant la ciutat. Uns 20 minuts després però, noves barricades, embussos i rutes alternatives. Em començo a posar nerviós. Portem 1h al bus i fa pinta que encara no hem sortit del centre. A més a més, el bus es comença a posar per petits carrers, intentant esquivar les barricades i en més d’una ocasió ha de fer marxa enrera. Jo no puc més i li dic a la Maÿlis si li pot preguntar al conductor quan queda per l’aeroport. Segons el que ens han dit, no pot quedar gaire però amb aquest panorama, és millor assegurar-se’n.

La Maÿlis s’aixeca. Veig que parla amb el conductor i poc després es queda com paralitzada. M’espero el pitjor i quan veig la seva cara girant-se lentament cap a mi queda confirmat. Segons el conductor, anant bé, ens queda 1h i mitja de trajecte. Miro el rellotge. El vol surt en menys de 90 minuts…perdem el vol. Nooooo!!!

Li diem al conductor que ens deixi baixar per buscar un taxi. Estem a un barri perdut que no fa massa bona pinta però la única cosa que m’importa ara mateix és trobar un taxi que ens porti a l’aeroport i no perdre el vol.

S’apropa un taxi. El fem parar. “Per favor, ens portar a l’aeroport?” Resposta: “Imposible, todas las rutas al aeropuerto están cortadas. Hoy no se puede llegar allí, olvídense”.

”Clinck, clanck”. El soroll que fan els meus cullons al caure al terra. No m’ho puc creure. Estem perduts en un barri a les afores de Buenos Aires. És negra nit, anem carregats amb totes les motxilles i perdem el vol de retorn a casa. Noooooooo!!!

S’acosta un altre taxi, el fem aturar. Mateixa pregunta, per sort, la resposta és diferent. Ens diu que ens hi porta. Li comento el que m’han dit però el conductor creu que hi podrem arribar. Tant de bo!

Li diem el temps que ens queda. Mira el rellotge, intenta calcular les rutes mentalment. No se’n surt, així que para el cotxe per poder pensar amb més claretat. Fa marxa enrera i pitja l’accelerador a fons. Circulem a tota velocitat, avançant cotxes i creuant els carrers sense pràcticament mirar si venen altres cotxes.

Arribem a l’entrada de l’autopista que porta a l’aeroport: tallada. Merda!!!! Diu que no ens preocupem, que coneix un altre lloc. Repetim el mateix, arribem a una altre entrada. També tallada.

Començo a perdre l’esperança, però com a mínim, veig que ho estem intentant tot. Tercera entrada a l’autopista, també tallada.

El taxista també està perdut. Truca a un company i li pregunta sobre la última alternativa que queda. El company creu que està oberta però tampoc n’està segur. Per arribar-hi però, hem de fer una ruta en contradirecció i passar per uns barris de faveles on, si hem de parar, sortim només amb calçotets. Per sort, arribem a l’accés de l’autopista i està obert. Ueee!!!

Ara només toca accelerar a fons i arribar a l’aeroport. Hi arribem a temps, li deixem una molt bona propina. Ens ha salvat la vida i s’ho mereix tot.

Fem el check-in, arribem a la porta d’embarcament i…el vol té un endarreriment de 10 minuts, bé, poca cosa.

Mitja hora després però, ens diuen que el vol tardarà 1h més en sortir. Esperem i quan pràcticament estem a la mitja nit ens diuen que ens han cancel·lat el vol i que viatgem l’endemà a la tarda. Aaargh!!!! tant córrer per res. Malïda Iberia!

Últim dia a Buenos Aires (ara si)

Iberia ens dona un hotel al centre de la ciutat, tornem a Buenos Aires! Hi arribem cap a les 3 de la matinada i, després de sopar un parell d’empanadillesa les 4 del matí, arnem a dormir. L’endemà ens venen a buscar a les 10h del matí per anar cap a l’aeroport de nou.

Aquest contratemps ens va impedir de passar el cap d’any a casa amb la família i els amics. Enlloc d’això, brindem cava al mateix avió, sense que el personal d’Iberia faci res especial. Si ja era anti aquesta línia àrea, després de tot el que va passar i de la poca sensibilitat que van mostrar amb nosaltres, encara més. Nunca mais Iberia! Hi havia famílies que feia 2 i 3 anys que no veien la gent d’Espanya, gent sola que plorava per que hauria de passar el cap d’any sense ningú… i ells van ser incapaços de dir res per megafonia i/o preparar una mica de cava per la gent i fer les campanades. Marca Espanya, i olé!!

En fi gent, així s’acaba la última entrada del viatge del bloc. Han estat 3 mesos, moltes experiències que hem intentat anar explicant a través d’aquest humil bloc. A tots els que ens heu seguit, moltes gràcies per fer-ho i esperem que les nostres parrafades no us hagin avorrit.

Aquest viatge ha acabat però de ben segur que en vindran més. El món es gran i té masses coses fantàstiques per veure i gent interessant que conèixer per deixar-ho aquí. Ara a descansar una temporada i després, començar a planificar el proper!

Per seguir al dia del que anem fent, ens trobareu http://www.voyagespelmon.com”

Moltes gràcies a tots i a totes!

Per veure totes les fotos de la segona part de Buenos Aires, clickeu a Buenos Aires II

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